Turner, Whistler, Monet Contenu abonnés


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1. Joseph Mallord William Turner (1775-1851)
L’incendie des Chambres des Lords et
des Communes le 16 octobre 1824

Huile sur toile - 81 x 92 cm
Philadelphie, Museum of Art

En associant trois noms illustres de l’histoire de la peinture (même si Whistler est un peu moins connu du grand public que Turner et Monet), les organisateurs de l’exposition qui vient de s’ouvrir au Grand Palais à Paris risquent assez peu l’échec médiatique. Epris de paysages, amateur de visions chromatiques, le visiteur moyen des expositions méga-palatiales ne rêve pas d’autre chose que de l’alignement de peintures colorées et séduisantes, de marines, de campagnes incandescentes, de couchers de soleils sanglants. Ne doutons pas que le public sera nombreux et respectueux de l’aura qui entoure ces artistes, peut-être un peu déçu seulement de la rapidité du parcours tant le Grand Palais l’a habitué aux visites marathon et aux catalogues à plusieurs centaines de numéros ; les représentants de la presse qui se bousculaient dans les salles lors de leur visite butaient eux-mêmes désespérément sur le dernier mur de l’exposition, visiblement déçus que l’on n’ait pas « rallongé la sauce ». Car il faut bien le dire, sous des dehors « démocratiques », il s’agit bien ici d’une exposition de spécialistes. Il va de soi que sous notre plume, ce qualificatif n’a rien que de positif. Tout ce qui est susceptible de faire réfléchir ne fût-ce qu’une minute le public doit être encouragé et la conjugaison d’un événement médiatique avec une réflexion scientifique n’est pas la moindre qualité de cette exposition. Que la réflexion aboutisse à une impasse ne doit pas gâcher notre plaisir : si l’un des enseignements de cette réunion d’œuvre est en effet le constat d’un échec, celui d’une histoire de l’art qui voudrait tout expliquer, la contemplation de quelques très beaux tableaux nous sauve finalement d’une « prise de tête » qui n’aurait pas d’autre justification que sa propre légitimation.


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2. James Abbott…

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