Trois expositions impressionnistes en Normandie Contenu abonnés


Caen, Musée des Beaux-Arts, du 27 avril au 29 septembre 2013
Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux, du 27 avril au 29 septembre 2013
Rouen, Musée des Beaux-Arts, du 29 avril au 30 septembre 2013

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1. John Singer Sargent
Deux femmes endormies dans
une barque sous les saules
, 1887
Huile sur toile - 58 x 68,5 cm
Lisbonne, Fondation Calouste Gulbenkian
Photo : Fondation Calouste Gulbenkian
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Toute personne qui avoue dans les dîners qu’elle est historienne de l’art a déjà entendu ce commentaire affable, qui se veut complice : « J’aime beaucoup les impressionnistes. » Impossible de leur échapper. Dans une société où l’histoire de l’art n’est pas enseignée à l’école, l’impressionnisme est le seul courant à tirer son épingle du jeu. Pourquoi ? Sans doute parce qu’on l’a réduit au statut de jolie peinture, facile et décorative en poster ; telle est parfois la rançon de la gloire. Il attire en tous les cas les foules, donc il est rentable, et l’on ne compte plus les expositions qui lui ont été consacrées ces dernières années.
Malgré l’overdose qui nous guette, il faut reconnaître que le festival « Normandie impressionniste » est un véritable succès. En accord avec le thème de cette deuxième édition, qui frôle le pléonasme - « l’eau » dans la peinture impressionniste – , de multiples événements et expositions sont organisés jusqu’à la fin du mois de septembre, tous détaillés sur le site du festival ; outre l’exposition consacrée à Signac par le Musée de Giverny, nous en avons visité trois : Caen propose « Un été au bord de l’eau » (ill. 1), Le Havre présente « Pissarro dans les ports » (un titre dont la sonorité n’est pas particulièrement heureuse comme le soulignait un lecteur facétieux), enfin d’« Eblouissants reflets » scintillent à Rouen. Chacune de ces trois expositions réussit à apporter un regard – presque – neuf sur des œuvres souvent célèbres ; chacune d’elles s’accompagne en outre d’un catalogue.

Caen : un été au bord de l’eau

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2. Joaquín Sorolla y Bastida
L’Instantané, Biarritz, 1906
Huile sur toile - 62 x 93,5 cm.
Madrid, Museo Sorolla
Photo : Museo Sorolla
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Le musée des Beaux-Arts de Caen s’intéresse aux loisirs balnéaires dont le développement à la fin du XIXe siècle attira (aussi) les peintres. Le parcours met en valeur la spécificité des impressionnistes (au sens large), en les confrontant à d’autres artistes qui abordent les mêmes thèmes à la même époque, mais dont les préoccupations esthétiques diffèrent. Le visiteur évolue de la Nymphe à la source de Renoir à la Dame à la terrasse de Matisse ; le premier joue avec le prétexte mythologique pour peindre un nu dans un paysage, auquel il confère une sensualité naturelle loin des modèles académiques ; le second met en scène une femme observant des voiliers, dans un tableau qui répond néanmoins à de nouvelles recherches picturales. Trente ans séparent ces deux œuvres. Entre elles se déroule un parcours thématique : la première section « Sur le sable » souligne l’arrivée, avec le chemin de fer, des premiers touristes et de nouveaux loisirs sur la côte normande qui voit donc surgir les acteurs de l’oisiveté moderne, baigneurs,…

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