Trois esquisses d’Alexandre Desgoffe achetées par la BnF


30/11/15 - Acquisitions - Paris, Bibliothèque nationale de France - La réouverture de la salle Labrouste, qui sera désormais dédiée à la bibliothèque de l’INHA et est attendue avec impatience par tous les historiens de l’art, aura lieu à l’automne 2016. Par une heureuse coïncidence, la Bibliothèque nationale de France a fait l’acquisition, auprès de la galerie La Nouvelle Athènes à Paris, d’un exceptionnel ensemble de trois études peintes par Alexandre Desgoffe pour le décor de cette salle de lecture.


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1. Alexandre Desgoffe (1805-1882)
Paysage, vers 1858-1860
Huile sur papier marouflé sur toile - 65 x 100 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes
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2. Alexandre Desgoffe (1805-1882)
Paysage, vers 1858-1860
Huile sur papier marouflé sur toile - 65 x 100 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

Chacun des murs est et ouest de cette superbe architecture métallique, est orné, sur ses travées, de trois décors peints par cet artiste, ami des frères Flandrin, dont le plus jeune, Paul, épousa la fille Aline Desgoffe. L’artiste avait déjà travaillé pour Labrouste : il venait juste de terminer, dans le même registre, le décor du vestibule de la bibliothèque Sainte-Geneviève.


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3. Alexandre Desgoffe (1805-1882)
Paysage, vers 1858-1860
Huile sur papier marouflé sur toile - 65 x 100 cm
Paris, Bibliothèque nationale de France
Photo : Galerie La Nouvelle Athènes

Élève d’Ingres, Desgoffe fut spécialisé dans le paysage historique, comme son gendre Paul Flandrin. Il est l’auteur de nombreux décors parisiens, notamment les chapelles des Fonts-Baptismaux de l’église Saint-Pierre du Gros Cailloux et de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles (cette dernière en collaboration avec Jean-Louis Bezard). Ses décors à l’Hôtel de Ville ont disparu dans l’incendie de la Commune, en même temps que ceux de Delacroix et d’Ingres. Il collabora également avec ce dernier à Dampierre sur L’Âge d’or. Les six paysages de la salle Labrouste sont particulièrement originaux : loin des paysages animés qu’il privilégiait, il y peint la cime des arbres sur un fond de ciel. Deux des esquisses (sans doute des modelli, c’est-à-dire des modèles de présentation) acquises par la BnF sont préparatoires au mur est, où le ciel est d’un bleu plus profond (ill. 1 et 2), le troisième, au bleu plus clair, est une étude pour le mur ouest, le côté du couchant (ill. 3).


Didier Rykner, lundi 30 novembre 2015





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