Trésors enluminés des musées de France Contenu abonnés


Illuminations/Enluminures. Trésors enluminés de France, Lille, Palais des Beaux-Arts, du 8 novembre 2013 au 10 février 2014.
Trésors enluminés des musées de France. Pays de la Loire et Centre, Angers, Musée des Beaux-Arts, du 16 novembre 2013 au 16 mars 2014.
Trésors enluminés. de Toulouse à Sumatra, Toulouse, Musée des Augustins, du 16 novembre 2013 au 16 février 2014.

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1. Maître de la Bible de Conradin
Italie méridionale, 1260-1270
Parchemin - 10,1 x 8, 4 et 10, 5 x 8,5 cm
Blois, musée des Beaux-Arts
Photo : Blois, château royal/Daniel Lépissier

Souffrant de leur grand éparpillement, les manuscrits et feuillets enluminés du Moyen Âge et de la Renaissance conservés dans les musées sont, à l’inverse de ceux des bibliothèques et des archives, très peu documentés voire souvent méconnus. Pour les sortir de l’ombre et assurer leur bonne conservation, l’INHA, en accord avec la Direction des Musées de France, s’attèle depuis 2005 à leur recension sur l’ensemble du territoire national. Outre les campagnes d’inventaires systématiques - lancées par Elisabeth Antoine, poursuivies par Annie Pralong puis par Jean-Marie Guillouët et élargies en 2008 au monde universitaire avec Pascale Charron à Tours, Marc Gil à Lille et Chrystelle Blondeau à Nanterre – l’ambition est de diffuser le plus largement possible les résultats de ces enquêtes. Deux voies sont explorées en ce sens, l’élaboration d’un catalogue en ligne et la mise en place d’expositions « en réseau ». La première prend forme grâce au partenariat noué depuis 2007 avec l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT) du CNRS. S’attelant depuis 1979 à reproduire l’ensemble des manuscrits, toutes époques confondues, conservés dans les institutions patrimoniales françaises hors BnF1, sous forme argentique puis numérique, il propose depuis avril 2013 une Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux (BVMM) présentant à ce jour 2000 des 14 000 enluminures médiévales et renaissantes qu’il a recensées. Parmi ces dernières, la majeure partie provient des bibliothèques patrimoniales françaises, seules 1700 sont d’origine muséale, provenant de 118 musées. Trois d’entre eux – les musées des beaux-arts de Lille, d’Angers et de Toulouse – déploient en leurs murs la première salve d’expositions présentant les résultats les plus significatifs à leur échelle régionale de l’inventaire mené par l’INHA. A Lille, sous l’égide de Marc Gil, Cordelia Hattori et Laetitia Barragué-Zouita, « Illuminations » révèlent le patrimoine du Nord-Pas de Calais, de la Picardie et de la Champagne-Ardenne, tandis que « Les trésors enluminés » d’Angers se consacrent, sous la direction d’Ariane James-Sarazin, Marc Edouard Gautier et Pascale Charron, aux Pays de la Loire et au Centre, et que ceux de Toulouse, orchestrés par Charlotte Riou et Chrystèle Blondeau, concernent le Midi-Pyrénées et le Languedoc-Roussillon.


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2. Les saintes femmes au tombeau :
lettrine provenant d’un antiphonaire

Rome ou Ombrie,
dernier quart du XIIIe siècle
Peinture a tempera, encre et or
sur parchemin - ca. 20 x 13 cm
Amiens, musée de Picardie
Photo : Irwin Leullier/Musée de Picardie

Si les collections muséales étaient à l’origine exclusivement concernées, l’inventaire s’est rapidement élargi à celles des sociétés savantes pour les régions de Lille et plus encore pour les régions de Toulouse auxquelles se sont…

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