The Triumph of Eros. Art and Seduction in 18th-century France Contenu abonnés


Londres, Somerset House, Hermitage Rooms. Du 24 novembre 2006 au 8 avril 2007.

JPEG - 136.9 ko
1. Pierre Subleyras (1699-1749)
Le Bât, 1732
Huile sur toile - 30,5 x 24,5 cm
Saint-Petersbourg, Musée de l’Hermitage
Photo : Musée de l’Hermitage, Saint-Petersbourg
Voir l'image dans sa page

Il y a vingt ans, tout ronds, le catalogue de l’exposition Subleyras reproduisait pour la première fois en couleurs deux des tableaux les plus lestes du XVIIIe siècle français. À cette occasion Pierre Rosenberg écrivait qu’ils autorisaient à « nuancer quelque peu » l’image d’un peintre austère « se consacrant entièrement à l’Église et à la peinture religieuse ». Subleyras aurait donc peint pour le boudoir et la sacristie, la bagatelle et l’autel, avec la même conviction et le même bonheur. L’une des révélations de 1987, toile un peu usée mais si séduisante, se voit en ce moment à Londres. Illustrant La Fontaine, celui des contes, Le Bât représente un jeune peintre appliqué à tracer un âne autour du sexe de sa maîtresse, épouse consentante d’un confrère trompé... Tout est ici appel au désir, encouragement à violer les saintes lois du mariage. Quant à l’œil dardé de l’artiste sur les genitalia de sa jolie partenaire, comment résumer plus complètement le propos du Triomphe d’Eros ? Co-organisé par le musée de l’Ermitage et le Courtauld Institute, à la faveur d’un fructueux partenariat qui a débuté en 2003, l’exposition regroupe une centaine d’œuvres en provenance de Saint-Pétersbourg. On y a en effet exhumé récemment la collection d’images érotiques, des gravures françaises de l’âge des Lumières pour l’essentiel, qui formaient le musée privé de Nicolas I er. Une partie d’entre elles est montrée pour la première fois en dehors de Russie. A quoi s’ajoutent des exemples de la sculpture des années 1750-1760, quelques livres et objets d’art. Bien que de taille réduite, ce dossier analyse parfaitement l’emprise obsessionnelle des thèmes amoureux sur le siècle de Valmont, Révolution comprise. Du texte à l’image, du rococo au « retour à l’antique », nul hiatus. Omnia vincit amor.

JPEG - 44.9 ko

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Lancelot-Théodore Turpin de Crissé 1782-1859

Article suivant dans Expositions : Libro d’arabeschi. Disegni ritrovati di un collezionista del Seicento