The sacred made real. Spanish Painting and Sculpture 1600-1700 Contenu abonnés


Londres, National Gallery, du 21 octobre 2009 au 24 janvier 2010.
Washington, National gallery, du 28 février au 31 mai 2010.

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1. Exposition The Sacred Made Real
Londres, National Gallery
Trois Christ en croix ; de gauche à droite :
Francesco Pacheco (1614, Instituto Gómes-Moreno de la
Funcación Rodriguez-Acosta)
Juan de Mesa (vers 1621, Seville, Archicofradia
del Santísimo Cristo del Amor)
Francisco de Zurbarán (vers 1630, Prado)
Photo : Didier Rykner

The sacred made real - « le sacré fait réalité » - est le fruit de l’enthousiasme et de la ténacité de son commissaire, Xavier Bray, conservateur des peintures espagnoles à la National Gallery de Londres. Cette exposition, que le grand public a aussitôt qualifié de « mystique », peut être abordée sous plusieurs angles. Elle apporte d’abord une pierre de touche et une contribution capitale à l’histoire de la peinture espagnole religieuse post-tridentine, qui voudrait balayer certains poncifs trop souvent utilisés, grâce à la réunion de trente-cinq chefs d’œuvres du XVIIe siècle.
Cette démonstration impressionnante est réalisée grâce à une confrontation avec les sculptures de Martinez Montanés, de Gregorio Fernández, Juan de Mesa, Pedro de Mena ou Alonso Cano. L’autre grand intérêt de cette exposition est donc d’avoir réuni pour la première fois hors d’Espagne une vingtaine de ces grandes sculptures polychromes si mal connues hors de la péninsule. La plupart d’entre elles ont d’ailleurs quitté pour l’occasion les lieux de culte où elles sont encore vénérées. Le prêt le plus saisissant est le Saint François en extase de Pedro de Mena (ill. 2), un des joyaux de la cathédrale de Tolède, qui a pu ainsi être restauré et radiographié.

Grâce à ce rapprochement avec les toiles de Velázquez, Ribera , Zurbarán ou ce du même Cano, Xavier Bray prouve que l’âpre réalisme qui domine la peinture de la première moitié du XVIIe siècle ne vient pas tant de l’influence supposée des œuvres de Caravage et de ses suiveurs que de la connaissance intime qu’avaient les jeunes peintres de la sculpture polychrome sur bois.
Evitant la rétrospective, le commissaire a resserré le propos sur le seul XVIIe, principalement même sur sa première moitié, la période pendant laquelle ce paragone est le plus fort. Le XVIe siècle avait cependant joué un rôle capital en permettant, avec des artistes hors pairs, la survie et le développement de cette technique de sculpture alors que le marbre envahissait une grande part de l’Europe et en donnant, avec Greco ou Morales, réalité et sentiment aux images de dévotion.


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2. Pedro de Mena (1628-1688)
Saint François en extase, vers 1663
Bois polychrome - 97 x 33 x 31 cm
Tolède, Cathédrale
Photo : Fototeca de Obras Restauradas. Instituto
del Patrimonio Cultural de España / Ministerio
de Cultura
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3. Francisco Antonio Ruiz Gijón
(1653–vers 1721)
Saint Jean de la Croix, vers 1675
Bois polychrome - 68 x 93,3 x 74,3 cm
Washington, National Gallery of Art
Photo : Courtesy of the Board of Trustees,
National Gallery of Art

Le point de départ est donc un élément précis de la formation et de l’activité des peintres, dont…

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