The French Portrait : Revolution to restoration Contenu abonnés


Auteur : Margaret A. Oppenheimer

jpg-couverture_french_portraits-jpgLe portrait français des années 1770-1820, très en vogue de nos jours, a bénéficié en son temps de plusieurs facteurs favorables à son essor quantitatif, à son renouvellement formel, à sa reconnaissance sociale et à sa diversité générique, dans la mesure où la contribution des artistes femmes y est conséquente. Phénomène d’autant plus frappant si on ajoute la miniature et le dessin aux tableaux, comme le propose ici Margaret A. Oppenheimer. Connue pour les travaux décisifs qu’elle a consacrés à quelques portraitistes de la période post-révolutionnaire, en particulier Marie-Guillelmine Benoist et Nisa Villers, l’auteur s’est également intéressée à Girodet et à son influence. Réconciliant savoir exigeant et sens de l’interprétation, elle était donc parfaitement armée pour tenter une synthèse sur le sujet. Le présent ouvrage est le catalogue d’une exposition qui s’est tenue au Smith College Museum, cher aux amateurs de peinture française en raison de son fonds et de ses acquisitions régulières en ce domaine. Une cinquantaine de tableaux, dessins et sculptures y ont été réunis, entre septembre et décembre 2005, autour des œuvres du Smith, dont un beau dessin d’Isabey acheté en 1999.

En tête des notices plus ou moins nourries du catalogue, une longue introduction inscrit le sujet dans la durée. Dès 1704 et tout au long du XVIIIe siècle, le portrait de fait domine le Salon par son volume. La période révolutionnaire allait accuser la tendance, moins en proportion qu’en quantité, dans la mesure où le nombre d’artistes exposants et d’œuvres exposées connut alors un décollage lourd de conséquences. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Salon de 1789, le dernier de l’Ancien régime, regroupait 400 entrées ; celui de 1814 1442 et celui de 1822 1802. La présence des portraits y était telle que la critique criait à l’envahissement depuis l’époque de Diderot. Cette inflation inquiétante, due en grande partie à la capacité donnée aux peintres non académiciens de montrer leur…

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