The Currier Museum of Art achète un tableau de Pechstein


22/11/16 - Acquisition - Manchester (New Hamphire), The Currier Museum of Art - Le tableau est peint sur ses deux faces : il montre un paysage d’un côté, de l’autre un intérieur avec un nu féminin et une nature morte. Cette œuvre de Max Pechstein, peinte avant la Grande Guerre, a été achetée par The Currier Museum of Art de Manchester (New Hampshire, États-Unis) dans une vente de Christie’s le 12 mai à New York. Le musée lui consacrera une exposition « Paradis perdu : un mystère à double face de Max Pechstein » à partir du 25 novembre.


JPEG - 103.3 ko
Max Pechstein (1881-1955)
Paysage, verso 1912
Huile sur toile - 98,5 x 99 cm
Manchester, The Currier Museum of Art
Photo : 2016 Artists Rights Society (ARS), New York /
Pechstein Hamburg / Tökendorf / VG Bild-Kunst, Bonn.
JPEG - 150 ko
Max Pechstein (1881-1955)
Intérieur avec nature morte et nu, recto, 1913
Huile sur toile - 98,5 x 99 cm
Manchester, The Currier Museum of Art
Photo : 2016 Artists Rights Society (ARS), New York /
Pechstein Hamburg / Tökendorf / VG Bild-Kunst, Bonn.

Cette double peinture fut commencée en 1912 alors que l’artiste se trouvait à Nida, puis elle fut exposée en 1913 à la Kunsthalle Mannheim. Pechstein avait adhéré en 1906 à Die Brücke avant de fonder en 1910 la Nouvelle Sécession. Il séjourna à Paris en 1907-1908.

Alors que le paysage, avec ses arbres aux courbes décoratives et ses couleurs vertes et oranges soulignées de rouges, trahit l’influence du fauvisme, l’intérieur peint dans des tonalités plus froides de bleus, rehaussées de notes jaunes, rouges et ocres, reflète à la fois l’art de Cézanne et des Cubistes. La figure féminine est probablement Lotte Kaprolat qui apparaît dans plusieurs de ses tableaux et que l’on reconnaît grâce à sa peau mate et à ses lèvres sensuelles.
Le peintre n’a pas fusionné l’homme et la nature, comme il le fait dans d’autres tableaux, par exemple Sous les arbres. Néanmoins, les conservateurs du musée Currier voient dans ces deux images de part et d’autre d’une seule toile, les éléments d’un même récit : d’un côté le Paradis, de l’autre Ève devant la pomme....


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 21 novembre 2016





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Cinq tableaux d’Eckersberg acquis par Stockholm

Article suivant dans Brèves : À Dresde, don d’une esquisse préparatoire d’un tableau disparu de Trevisani