The Art of Lee Miller Contenu abonnés


Londres, Victoria & Albert Museum, du 15 septembre 2007 au 6 janvier 2008

JPEG - 55.5 ko
1. Lee Miller (1907-1977)
Miss Lee Miller(Coiffure by Dimitry), 1933
© Lee Miller Archives, England 2007. All rights reserved
Voir l'image dans sa page

Le petit livret offert aux visiteurs de l’exposition et rédigé par son commissaire, Mark Haworth-Booth1, nous indique qu’elle a été montée pour commémorer à la fois le centenaire de la naissance et le trentième anniversaire de la mort de Lee Miller (1907-1977). Elle-même décrivait sa vie comme un « puzzle », dont l’exposition tente de rassembler les principaux éléments.

Adoptant une classique logique chronologique, la rétrospective nous propose un premier chapitre sur « L’art du mannequin » (‘The Art of the Model’). Nous y apprenons que son père, grand amateur de photographie, la prenait constamment en photo au cours de sa jeunesse dans l’état de New York. On la voit posant en « salopette » en 1915, dans une cour champêtre. À l’âge de vingt ans, elle devient mannequin, et figure déjà sur la couverture de Vogue. Elle pose alors pour les plus grands photographes new-yorkais : Arnold Genthe, Hoyningen-Huene, Edward Steichen.

En 1929 (deuxième volet : « Le Paris surréaliste, 1929-32 »), elle rejoint Man Ray à Paris, devenant à la fois son élève, sa collaboratrice, sa muse et sa maîtresse. Elle fréquente les milieux surréalistes, et l’exposition nous propose un extrait du film Le sang d’un poète de Jean Cocteau (1930), où elle joue la Muse et où on l’entend parler français pendant la partie de cartes. Les tirages d’époque exposés nous montrent entre autres la célèbre Main explosive (Exploding Hand ; Paris, 1930) – archétype de l’image surréaliste – et le Nu penché en avant (Nude bent forward ; Paris, 1931), où certains croient voir la transformation du tronc féminin en phallus. Les plus insolites et les plus saisissantes prises de vue exposées dans ce volet sont celles d’un sein de femme présenté sur une assiette, avec les couverts de chaque côté (Severed Breast ; Paris, vers 1930). Lee Miller se l’est…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Jean Carriès. La matière de l’étrange

Article suivant dans Expositions : Petits portraits, grands personnages. Miniatures des XVIe au XIXe siècles du musée Condé