
1. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Vierge dite de l’Adoption, 1858
Huile sur toile - 56 x 52 cm
Melbourne, National Gallery of Victoria
Photo : National Gallery of Victoria
14/10/05 - Acquisition - Melbourne, National Gallery of Victoria - Après le grand Vœu de Louis XIII exposé au Salon de 1824, Ingres multiplia les tableaux représentant les Madones à mi-corps, sans l’enfant, mais dans un esprit très proche, les mains en prière ou repliées sur sa poitrine.
Datée de 1858, la Vierge de l’Adoption est l’une des ultimes interprétations de ce thème. La signature est fièrement suivie de l’âge du peintre, 78 ans. Il s’agit d’une réplique autographe d’une première version décrite par Delaborde [1]. En 1859, celui-ci représenta Marie de manière plus frontale, les mains levées en orante (la Vierge couronnée passée en vente chez Sotheby’s New York le 23 avril 2004 - ill. 2). Une Vierge à l’hostie, de 1860, a été également vendue à New York chez Sotheby’s le 26 octobre dernier et le musée Bonnat conserve une autre version de cette dernière composition de 1866, un an avant la mort du peintre.

2. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Vierge couronnée, 1859
Huile sur toile - 69,9 x 50,8 cm
Localisation actuelle inconnue
Photo : Sotheby’s New York

3. Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867)
Vierge à l’hostie, 1860
Huile sur toile - 60 x 46 cm
Localisation actuelle inconnue
Photo : Sotheby’s New York
La signification exacte du titre reste mystérieuse. Il semble que l’attitude de la Vierge puisse évoquer davantage une Vierge de l’Annonciation, même si aucun pendant représentant l’ange n’a sans doute été peint. La présence du lys, l’un des attributs de Marie, peut également rappeler le dogme de l’Immaculée Conception qui avait été proclamé quatre ans plus tôt.
Cette toile est la première d’Ingres à entrer dans une collection publique australienne. Elle était passée en vente chez Phillips le 14 juin 2000, à Londres.
Jean-Auguste-Dominique Ingres - Vierge couronnée - Localisation actuelle inconnue
