11/10/04 – Exposition - Bilbao - Museo de Bellas Artes - Le musée de Bilbao expose jusqu’au 14 novembre une peinture de Zurbarán, conservée dans une collection particulière espagnole1, qui n’avait plus été vue depuis plus de soixante-dix ans. Il s’agit d’une des six versions de l’Agnus dei, qui représente un agneau mort, les pattes liées2. Datée de 1632, elle est l’une des plus précoces sur ce thème (une autre version, conservée dans une collection particulière madrilène, est datée de 16313). On retrouve, presque littéralement, cet agneau dans la grande Adoration des bergers de 1638 du musée de Grenoble. Selon les versions, l’animal est représenté avec ou sans cornes, avec ou sans auréole.
Le symbolisme est évident : il s’agit, à travers cette représentation de l’agneau du sacrifice, d’une préfiguration du martyre du Christ, l’Agneau de Dieu, métaphore que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament (épître de Pierre, épître de Paul, Actes des Apôtres4).
Le tableau a été restauré aux frais du musée de Bilbao. Ce dernier faisant fréquemment l’acquisition d’œuvres qui feraient doublon au Prado (voir brève du 8/3/04), on peut imaginer qu’il ne verrait pas d’un mauvais oeil l’entrée de ce panneau de Zurbarán dans ses collections.


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