21/2/04 – Marché de l’art – Espagne – L’actualité de Velázquez est particulièrement riche depuis quelques mois.
Le tableau Les larmes de saint Pierre (voir brève du 26/1/04), proposé dans une vente aux enchères à Madrid jeudi 19 février n’a pas trouvé acquéreur. Son estimation (8 millions d’euros), le fait qu’il s’agisse d’une œuvre de jeunesse, période moins prisée, et surtout son interdiction de sortie du territoire espagnol ont certainement joué en sa défaveur. Le Museo de Bellas Artes de La Corogne, ville où le tableau est conservé dans une collection particulière, a fait savoir qu’il souhaitait maintenant négocier avec les propriétaires afin d’obtenir la toile en dépôt.
Un autre tableau de Velázquez est actuellement en cours d’achat par le Museo de Bellas Artes de Asturias à Oviedo. L’œuvre, dont le prix est de 15 millions d’euros, serait donnée par une entreprise de construction (ACS) en échange de déductions fiscales (le système se rapproche de celui actuellement en vigueur en France). Le conseiller de la culture du gouvernement régional a demandé « prudence et discrétion » autour de cette opération, ce qui n’est pas franchement réussi puisque de nombreux journaux espagnols lui consacrent des articles.
Il s’agit d’une toile représentant un Portrait de servante [1], dite aussi La Galicienne (La Gallaga) peinte lors du second séjour de Velázquez en Italie comme le Portrait du barbier du pape récemment acquis par le Prado (voir brève du 19/11/03) ou le Portrait de Juan Pareja du Metropolitan Museum de New York. Alfonso Pérez Sánchez, dans un entretien accordé à elcomerciodigital.com (lien vers l’entretien) lui trouve d’ailleurs des points communs avec ce dernier tableau.
Ce Portrait de jeune fille est longtemps resté en Italie puis passa en 1945 en Suisse et, en 1972, fut acquis par Wildenstein. En 1983, il passa dans une collection japonaise avant de revenir en Suisse en 2000.

