20/2/04 – Acquisitions – Toulouse, Musée des Augustins et Paris, Musée Delacroix – Le nouveau numéro de la Revue du Louvre - qui change de nom, puisqu’elle s’appellera désormais La Revue des Musées de France Revue du Louvre - présente, comme à son habitude, quelques acquisitions récentes des musées français.
Parmi les œuvres relevant du champ de La Tribune de l’Art, acquises en 2003 et n’ayant pas été signalées sur notre site, on notera essentiellement deux tableaux.
Le premier est un très beau Saint Marc Evangéliste [1] par le peintre génois Gioacchino Assereto (1600-1649). D’abord marqué par l’art de son compatriote Bernardo Strozzi, il fut également influencé par Rubens et Van Dyck lors de leur séjour à Gênes. Le caractère caravagesque de cette toile peut inciter à la dater assez tardivement, après 1639 date de son voyage à Rome. Elle vient compléter opportunément la collection italienne du musée dont le catalogue raisonné a été publié l’an dernier.
Le second est un tableau d’Eugène Delacroix, L’Education de la Vierge [2] qui vient d’être acheté par le musée du même nom et a été peint pour George Sand à Nohant en 1842. Maurice Sand le copia « pour étudier le procédé du maître. » [3] Bien que célèbre, il faut avouer que cette toile - classée « trésor national » - n’est pas la meilleure de l’artiste. La composition manque d’originalité et l’ensemble est un peu mou. On peut lui préférer les tableaux religieux qu’il va rejoindre au musée Delacroix, notamment une petite esquisse pour une Annonciation ou la très étrange Madeleine acquise il y a quelques années.
Notons également parmi les acquisitions de 2003 une Vue de l’ancienne salle du Tibre attribuée au peintre belge Joseph Warlencourt (1784-1845) pour les salles d’histoire du Louvre. Particulièrement intéressants enfin, une Vierge en ivoire (Allemagne, Atelier « de Kremsmunster », dernier tiers du XIVe siècle), au département des Objets d’art du Musée du Louvre et un panneau représentant une Crucifixion due à un peintre anversois anonyme travaillant à Paris au début du XVIe siècle au Musée National de la Renaissance à Ecouen. L’année d’achat de ces deux derniers objets n’est pas précisée.


