Dernières nouvelles de l’Hôtel Lambert


1. Louis Le Vau (1612-1670)
Hôtel Lambert (vu de la Seine)
Photo : D. Rykner

18/2/09 – Patrimoine – Paris, Hôtel Lambert – Après les vifs débats par voie de presse sur la restauration de l’Hôtel Lambert (voir l’article du 19/1/09), voici un bref état de l’avancement de ce dossier.

La Commission supérieure des monuments historiques se réunira le 9 mars prochain pour statuer sur l’étude préalable. La transparence affichée il y a quelques semaines a été suspendue, au moins jusqu’à cette date, puisqu’il nous a été refusé de revoir cette étude pour faire quelques vérifications. On nous a cependant confirmé qu’après la réunion de la Commission, les documents seraient à nouveau visibles et que le chantier, lorsque les travaux auront commencé, sera régulièrement présenté aux journalistes.

2. Hôtel Lambert
Troisième étage
A droite, cheminée néo-renaissance en plâtre
Au fond, un des vitraux du couloir
Photo : SCI Hôtel Lambert / M. Lombard

Nos informations laissent espérer que la polémique n’aura pas été inutile. Sur plusieurs points en effet, il semble que les choses aient évolué dans un sens favorable.
Tout d’abord, Alexandre Cojannot, spécialiste de Louis Le Vau, fait désormais partie du Comité scientifique qui ne réunissait jusqu’à présent, en dehors des représentants de l’administration des monuments historiques (Denis Lavalle et François Macé de Lépinay) que deux historiens de la peinture du XVIIe siècle (Alain Mérot et Jacques Thuillier).
L’installation d’un parking sous le jardin ne semble plus d’actualité, la proposition initiale qui consistait à le mettre sous la cour paraissant à nouveau possible. Cette solution n’est cependant pas entièrement satisfaisante. Les Rothschild avaient des voitures, qu’ils garaient au rez-de-chaussée de l’aile gauche ou dans la cour. Pourquoi le nouveau propriétaire ne pourrait-il pas faire la même chose ? Quant à l’ascenseur qui doit traverser un plafond à solives et dont la construction entraînerait la destruction d’un escalier du XIXe siècle, il semble qu’une autre solution soit maintenant envisagée, moins traumatisante. Elle paraît pourtant poser encore certaines difficultés et l’idéal, là encore, serait de renoncer à cet aménagement superflu.

Qu’adviendra-t-il des aménagements du XIXe siècle, notamment des vitraux (ill. 2) ? La restitution des lucarnes dans un état du XVIIIe siècle que plusieurs spécialistes contestent sera-t-elle mise en œuvre ? Beaucoup de questions restent ouvertes et le resteront tout au long du chantier. Nous en rendrons compte sur ce site.

P.S. Voir notrearticle du 11 mars 2009 sur le résultat de la Commission supérieure des monuments historiques.


Didier Rykner, mercredi 18 février 2009


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