The Triumph of Motion : Francesco Bertos (1678-1741) and the Art of Sculpture


IMG/jpg/Couverture_Bertos.jpg Auteur d’ouvrages de référence sur Giambologna (en 1987) et sur Bernin (en1997), Charles Avery nous offre aujourd’hui un important livre sur un sculpteur à la biographie longtemps mystérieuse, le padouan Francesco Bertos. Des recherches récentes dans les archives de Padoue et Venise (menées par Carlo Milano et Dimitrios Zikos) ont permis de compléter les informations livrées par les archives de ses principaux commanditaires, le Feld-maréchal von der Schulenburg (publiées par Alice Binion en 1990) et la famille Manin (Martina Frank, 1996). On découvre donc le passage à Florence chez Foggini (dont l’influence sur notre artiste est indécelable), un hypothétique séjour romain, mais surtout les démêlés de l’artiste avec l’Inquisition, vers 1730, qui le soupçonnait d’avoir pactisé avec le Diable en échange de sa virtuosité époustouflante.

Le livre, dont il faut souligner les qualités éditoriales (clarté de la mise en page, qualité du papier et des quelques 300 reproductions) est divisé en deux parties, la première elle-même divisée en onze chapitres, consacrés selon la meilleure tradition anglo-saxonne à des approches diverses de Bertos : fortune critique, iconographie, sources d’inspiration, ses amateurs, de Schulenburg à Pope-Hennessy, la seconde constituant le catalogue raisonné de l’artiste, organisé par thèmes (groupes équestres, portraits, sujets religieux, œuvres d’attribution douteuse ou rejetées…). Quatre appendices, deux index complètent cet ouvrage d’une haute valeur scientifique, qui s’impose comme une référence incontournable, et un modèle du genre.


Jean-Christophe Baudequin, samedi 21 mars 2009



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