10/7/08 – Politique culturelle – Archives – La RGPP (Révision générale des politiques publiques), dont nous avons déjà parlé sur ce site (voir brève du 17/4/08), est également contestée par les archivistes qui dénoncent les risques qu’elle fait courir à ce domaine tout aussi important pour le patrimoine français que les musées ou les monuments historiques. La Direction des Archives a en effet disparu lors de la dernière réorganisation pour être fondue avec les autres directions patrimoniales dans une improbable « direction générale des Patrimoines de France » dont la préfiguration est dirigée par Michel Clément (voir brève du 12/5/08).
L’Association des Archivistes Français souligne, dans un communiqué, que les archives sont la source première de la recherche. En prêchant pour notre chapelle, on ajoutera que l’histoire de l’art ne serait, en effet, pas grand chose sans les recherches en archives. L’AAF ajoute, à juste titre, que l’aspect patrimonial ne peut être le seul pris en compte et que « la collecte des archives publiques ne saurait donc s’assimiler à la constitution des collections ou la politique d’entrée d’objets dans un musée » ce qui relève du simple bon sens. Elle rappelle que « [leur] constitution ne peut être que l’apanage de l’Etat. C’est à lui de coordonner ce réseau public via une direction à même d’avoir une vue d’ensemble de la toile constituée par les archives centrales et territoriales. »
Bref, les archivistes français souhaitent, comme tous les acteurs participant à la conservation du patrimoine, que l’Etat arrête de se désengager de ses responsabilités comme il ne cesse de le faire depuis quelques années, tendance qui s’accélére depuis quelques mois. Ils souhaitent par ailleurs que la spécificité des archives, qui ne peuvent être dissoutes dans une « direction générale des Patrimoines de France », soit reconnue.
Site de l’Association des Archivistes Français

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