21/1/08 – Politique culturelle – Enseignement de l’histoire de l’art et inaliénabilité – Le Comité Français d’Histoire de l’Art est une association regroupant les historiens de l’art français, qu’ils soient conservateurs, universitaires ou qu’ils travaillent dans d’autres structures ou en indépendant. Il a vocation à prendre position en leur nom sur toutes les questions touchant à l’histoire de l’art en France.
Lors de sa réunion du samedi 19 janvier 2008, le CFHA a voté les motions suivantes, sur l’enseignement de l’histoire de l’art à l’école et le problème de l’inaliénabilité, deux sujets d’actualité dont La Tribune de l’Art a déjà longuement parlé.
Première motion :
Les membres du Comité Français d’Histoire de l’Art, association représentant l’ensemble de la communauté des historiens de l’art, réunis en Assemblée générale le 19 janvier 2008, ont pris connaissance avec grand intérêt du rapport de Monsieur Eric Gross, inspecteur général de l’Education nationale.
Dans le cadre de la création d’un enseignement de l’histoire de l’art du primaire au secondaire voulu par le Président de la République, le CFHA soutient très fortement la proposition de ce rapport concernant la création d’un Capes et d’une agrégation d’histoire de l’art, qui constituerait à la fois une reconnaissance de cette discipline, un gage de qualité dans le cadre de la formation des enseignants et la transmission de cette matière, de l’école primaire et secondaire à l’université
Deuxième motion :
Le Comité Français d’Histoire de l’Art, réuni en Assemblée générale le 19 janvier 2008, affirme son attachement au principe de l’inaliénabilité des collections publiques, et s’oppose à toute remise en cause de ce principe.
Sur ce dernier point, la remise en cause de l’inaliénabilité, pour lequel le gouvernement met en avant la nécessité de gérer de manière « dynamique » les collections en voulant donner davantage de souplesse aux responsables des collections, c’est-à-dire aux conservateurs, il est désormais clair que ceux-ci, auxquels s’associent tous les historiens de l’art français et les professionnels des musées (rappelons également le communiqué signé conjointement par le Comité français du Conseil International des Musées, la Fédération des Ecomusées et des Musées de Société et l’Association générale des Conservateurs des Collections publiques de France) sont clairement opposés à toute entorse à ce principe.
Il serait temps que les politiques suivent, pour une fois, l’avis des professionnels.
