Le Portrait de Girodet peignant « Pygmalion et Galatée » de Dejuinne trouvera-t-il sa place à Montargis ?


François-Louis Dejuinne (1784-1844)
Girodet peignant « Pygmalion et Galatée »
en présence de Sommariva
, 1821
Huile sur toile - 65 x 54,5 cm
Collection particulière
© D.R.

23/4/06 – Appel au mécénat – Montargis, Musée Girodet – Les visiteurs de l’exposition Girodet, l’année dernière au Louvre, se rappellent sans doute du dernier tableau exposé, qui n’était pas de Girodet mais de son élève François-Louis Dejuinne. Celui-ci représentait son maître en train de peindre Pygmalion et Galatée (ill.).

Girodet, monté sur un petit escabeau, discute avec deux personnages dont le comte de Sommariva, commanditaire du Pygmalion et Galatée, pendant qu’il travaille à cette toile, déjà fort avancée. A droite, un modèle féminin se rhabille - ou se déshabille. La scène se déroule sous une lumière artificielle qui permettait à l’artiste de peindre la nuit tout en conservant un éclairage constant1. Le musée Granet conserve un dessin de François-Marius Granet représentant La mort qui vient éteindre la lampe de Girodet pendant qu’il peignait la nuit2.

Le Musée de Montargis, décidément fort actif tant dans le domaine des acquisitions (voir brève du 29/4/05) que des expositions, souhaite acquérir l’œuvre, réapparue en 2003, et qui était connue par un dessin préparatoire partiel (Louvre), par son esquisse sur bois (Strasbourg), et par une copie sur émail par Adèle Chavassieu, maintes fois reproduite, notamment dans l’édition Folio du Chef-d’œuvre inconnu de Balzac.
Ce tableau sera au centre d’une présentation d’une vingtaine d’œuvre du 9 juin au 24 septembre prochain, intitulée « Bonsoir Monsieur Girodet ! ». Ce sera l’occasion de retracer les conditions d’exécution de cette toile et d’en savoir plus sur son auteur, un des plus talentueux élève de Girodet. On y verra plusieurs peintures inédites de Dejuinne ainsi que son Portrait de Madame Récamier dans son salon de l’Abbaye-aux-Bois récemment entré au Musée du Louvre (voir brève du 16/9/04).

Le Musée Girodet ne disposant encore pas de tous les fonds nécessaire à cette acquisition lance un appel à la générosité des entreprises qui pourraient être intéressées par un acte de mécénat. Pour tout renseignement ou toute aide apportée à ce projet, contacter :

Richard Dagorne - Musée Girodet 2, rue de la Chaussée - 45200 Montargis Tél : 02 38 98 07 81 – Fax : 02 38 85 59 19 - musee.girodet@free.fr


Didier Rykner, dimanche 23 avril 2006


Notes

1. « Son ami, son élève et son biographe Pierre Alexandre Coupin raconte qu’en fin de journée, quand la lumière commençait à baisser dans l’atelier, Girodet recourait à un système de chandelles fixées sur "[...] un appareil d’éclairage mobile, dont la lumière pouvait véritablement remplacer celle du soleil". Cet éclairage artificiel qui lui permettait de travailler quelquefois jusqu’à deux heures du matin était une variation de la lampe d’Argand-Quinquet que l’on utilisait à la Comédie-Française dès 1785  » (Sylvain Bellenger, Girodet 1767-1824, Gallimard, Paris, 2005, p. 36)

2. Reproduit p. 36 dans l’ouvrage cité note précédente.



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