Simon Vouet (les années italiennes 1613/1627) Contenu abonnés


Nantes, Musée de Beaux-Arts, du 21 novembre 2008 au 23 février 2009.
Besançon, Musée des Beaux-Arts, du 27 mars au 29 juin 2009.

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1. L’exposition Vouet vue du premier étage du
Musée des Beaux-Arts de Nantes
Photo : D. Rykner
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La rétrospective Simon Vouet organisée au Grand Palais par Jacques Thuillier en 1991 reste encore dans toutes les mémoires. Depuis, les études sur le peintre, son entourage et ses élèves se sont multipliées, affinant l’image de l’artiste et de son atelier. De nombreux tableaux resurgissent régulièrement dont nous avons souvent rendu compte sur ce site1. La période romaine de Vouet est sans doute la plus mal connue, et la rétrospective de Nantes et de Besançon vient à pic pour faire le point. Celle-ci est d’autant plus réussie qu’elle permet pour la première fois de comparer plusieurs peintures réapparues récemment et dont beaucoup sont inconnues des historiens (trop nombreux) qui ne suivent pas le marché de l’art. La belle présentation (ill. 1), malgré une lumière un peu violente, met bien les œuvres en valeur dans un espace où la circulation est particulièrement facile. On ne saurait donc trop conseiller cette exposition à tous les amateurs de peinture ancienne.


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2. Simon Vouet (1590-1648)
Autoportrait, 1626 ou 1627
Huile sur toile - 45 x 36,5 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Alain Basset
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Elle commence par une série de portraits de l’artiste (ill. 2). L’attribution d’un tableau de la collection Koelliker (cat. 1), un Autoportrait réapparu en 2001, a oscillé entre Vignon et Vouet. La paternité accordée au second semble juste, si l’on compare cette toile avec celles qui l’entourent. En revanche, le modèle ne nous semble pas le même que celui des tableaux d’Amiens et des Offices (cat. 2 et 3). Le nez, la forme du crâne apparaissent bien différents et il est difficile de penser qu’il s’agit du même personnage. Il n’est pas toujours aisé de comparer des portraits peints, mais le doute est bien présent2.
Quelques copies anciennes d’après Vouet sont les reflets de compositions perdues ou dont l’original n’a pu venir à Nantes. On renverra à la recension de l’exposition de Strasbourg en 2005, Eclairage sur un chef-d’œuvre, pour une description des deux tableaux de Lons-le-Saunier et de Caen (cat. 8 et 9) qui ne sortent pas vraiment grandis de cette nouvelle confrontation avec d’autres peintures de Vouet. Ils se révèlent bien faibles, surtout lorsqu’on les compare avec des chefs-d’œuvre tels que les Diseuse de bonne aventure du Palais Barberini à Rome et d’Ottawa (cat. 12 et 13) ou la non moins belle Mort de Lucrèce (ill. 3 ; cat. 17) de Potsdam.


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3. Simon Vouet (1590-1648)
La Mort de Lucrèce, vers 1619
Huile sur toile collée sur bois - 120 x 171 cm
Potsdam, Schoss Sanssouci
Photo : Stiftung Preußische Schlösser
und Gärten Berlin-Brandenburg
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4. Attribué à Simon Vouet (1590-1648)
Saint Simon
Huile sur toile - 65 x 50 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : A. Gullard
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Deux décors peints par Vouet sont encore en place à Rome. Si aucune des deux…

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