Rubens Contenu abonnés


Lille, Palais des Beaux-Arts. Exposition terminée le 14 juin 2004.

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1. Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Adam et Eve
Anvers, Rubenshuis
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Il fut un temps où les grandes expositions d’art ancien avaient lieu à Paris au Grand Palais. Celle montrée à Lille y aurait eu parfaitement sa place. Aujourd’hui, les musées de Province rivalisent avec la capitale, et la dépassent souvent. Il faut s’en réjouir et saluer cette décentralisation intelligente, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec celle que met en place le ministre de la Culture.
Avec plus de 110 peintures et 40 dessins, avec 10 tapisseries, l’exposition Rubens est un incontestable événement. Le choix des œuvres est remarquable. Malgré l’absence de maints tableaux connus, le génie de l’artiste est partout éclatant.
Le Louvre n’a que peu prêté mais les musées français, qui conservent environ 120 tableaux de Rubens, ont été fortement mis à contribution. D’importants musées européens et américains, ainsi que des collections privées ont également prêté généreusement permettant au public français de faire des découvertes que le choix convenu de tableaux parisiens aurait rendu moins nombreuses.


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2. Pierre-Paul Rubens (1577-1640)
Portrait de Maria Serra Pallavicini (?)
(ou Caterina Grimaldi)

KIngston Lacy, The National Trust
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La première section donne l’occasion de voir Rubens avant Rubens, lorsqu’il était encore marqué par son maître Otto van Veen. C’est notamment le cas du grand Adam et Eve (ill. 1, cat. 4). Les influences sur l’artiste sont cependant multiples (peinture vénitienne, Giorgione parmi d’autres, visible dans son Autoportrait en compagnie d’amis1, cat. 9). Mais l’artiste baroque est déjà présent dans deux tableaux, la Lamentation de la galerie Borghese (cat. 6) qui montre que Rubens a regardé Annibale Carrache, et la Chute de Phaëton du Metropolitan Museum (cat. 13), ensemble de corps d’hommes et de chevaux emmêlés qui rappelle Tintoret et Michel-Ange tout en possédant déjà la fougue du grand art baroque.
Tous les aspects de…

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