Rien qu’un battement aux cieux. L’éventail dans le monde de Stéphane Mallarmé. Contenu abonnés


Vulaines-sur-Seine, Musée départemental Stéphane Mallarmé, du 19 septembre au 21 décembre 2009.

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On ne peut qu’inviter les amateurs d’art, de littérature, de poésie et de musique à se rendre sans faute à Vulaines-sur Seine, sur le quai de l’ancien Valvins où Stéphane Mallarmé séjourna et mourut. La charmante maison qui est aujourd’hui son musée éponyme organise une remarquable exposition à partir du thème de l’éventail, sujet qui, dans le contexte de la seconde moitié du XIXe siècle, excède de beaucoup l’élégance féminine ou une évocation de la pratique sociale. On le sait, cet accessoire de mode remis peu à peu au goût du jour au cours du siècle devint dans les milieux les plus raffinés et artistiques un support d’échanges artistiques et poétiques. L’association du vers ou de la prose avec la délicatesse de l’objet et le rôle de la femme dans les cénacles esthétiques aboutit à cette époque à des chefs d’œuvre d’invention et de créativité bien connus mais encore jamais réunis dans une manifestation. C’est chose faite et l’on doit saluer le Musée départemental Stéphane Mallarmé, son conservateur Hervé Joubeaux et son équipe qui, avec des moyens fort raisonnables, sont parvenus à réunir des pièces splendides et à constituer un ensemble qu’un catalogue scientifique nourri étudie pleinement.

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1. Henri-Gabriel Ibels (1867-1936)
Scène de cirque, vers 1890,
Saint-Germain en Laye, Musée départemental
Maurice Denis
Photo : Musée départemental Maurice Denis
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On sait qu’après l’apogée de l’éventail au XVIIIe siècle, son usage, sans doute trop lié à l’étiquette et aux fastes de la cour, connut un reflux sous la Révolution et l’Empire. La Restauration des Bourbons lui redonna un sens et, plus profondément, l’influence de deux exotismes le ramena sur le devant de la scène culturelle. La première salle de l’exposition rappelle combien l’hispanisme et le japonisme servirent en effet ce retour en grâce de l’éventail. De beaux exemples espagnols viennent l’illustrer ainsi que l’eau-forte Lola de Valence d’Edouard Manet, dont le poète possédait un…

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