Réouverture du Petit-Palais Contenu abonnés


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1. Vue du dôme en hauteur et des verrières
Photo : Christophe Fouin
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Le Petit Palais revient de loin. Dans les années 1980, la Mairie de Paris avait fortement envisagé de le vider de ses collections, de mettre celles-ci en caisse et de l’affecter à d’autres usages. Fort heureusement, il n’en fut rien, et après plusieurs années de travaux, le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris rouvrira ses portes le samedi 10 décembre. Ses collections permanentes, conformément à la nouvelle politique de la capitale, seront ouvertes gratuitement au public (mais les expositions demeureront payantes).

La grande réussite réside dans la réhabilitation totale du bâtiment construit par Charles Giraud pour l’exposition universelle de 1900* (ill. 1). Celui-ci avait gagné le concours commun au Grand et au Petit Palais, mais l’attribution à un seul architecte des deux édifices fit scandale, et il se contenta de coordonner le chantier du Grand Palais, dû à Henri Deglane, Louis Louvet et Albert Thomas tout en restant l’unique maître d’œuvre du Petit Palais.

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2. Ferdinand Humbert
Décor peint du plafond du pavillon de la galerie nord
Photo : Christophe Fouin
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Avec le temps, comme beaucoup d’autres musées, ce dernier subit de nombreuses modifications, souvent malheureuses. On oublie aujourd’hui qu’une première tranche de travaux avait permis de décloisonner, au début des années 1990, les galeries Nord et Sud. On avait pu alors redécouvrir la qualité de leurs espaces et de leurs peintures décoratives, si typiques de la Troisième République (ill. 2). Mais le jardin n’était plus accessible, ses bassins avaient été cimentés, les surfaces d’exposition étaient trop petites. Surtout, le bâtiment connaissait de graves problèmes architectoniques. Une rénovation générale, qui permettrait la mise aux normes du bâtiment et la création des lieux aujourd’hui réputés indispensables à un musée moderne (un espace d’accueil, une librairie, un restaurant, l’inévitable auditorium1…) était nécessaire. Le cabinet Chaix et Morel, a été désigné en 1998. Les travaux ont commencé avec retard, en janvier 2001, comme il se doit sur tous les chantiers de ce type. Le résultat est aujourd’hui visible, et il est réussi. On n’en dira pas autant de l’aménagement des collections.

La propagande a si bien fonctionné qu’on peut lire ici ou là des affirmations très surprenantes, qui prennent de larges libertés avec les faits.
Ainsi, selon Gilles Chazal, directeur de l’établissement, dont les propos sont rapportés par Connaissance des Arts de décembre : « Nous ne montrons hélas qu’une seule toile de Gustave Doré, alors que nous en possédons trois. Il est vrai qu’auparavant nous n’en montrions aucune… » Cette affirmation est fausse : les visiteurs du musée se rappellent parfaitement y avoir vu naguère quatre toiles monumentales de Doré. Selon Le Monde, les collections permanentes étaient, auparavant, « mal présentées, quand elles [n’étaient] pas…

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