Réouverture du château de Rambouillet après restauration


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1. Château de Rambouillet après restauration
Photo : Didier Rykner
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18/9/17 - Restauration - Rambouillet, château - Le château de Rambouillet rouvre ses portes au public après une restauration complète de ses façades et de ses couvertures qui avait débuté en février 2015. Nous ne nous rappelons pas de l’état avant travaux ce qui ne rend pas leur appréciation facile. Le résultat ne nous a pas choqué même si le maître d’œuvre était l’Architecte en Chef des Monuments Historiques Mester de Parajd, responsable de restaurations épouvantables ailleurs (Fontevraud notamment - voir cet article). Sans doute faut-il y voir le résultat d’une maîtrise d’ouvrage - le Centre des Monuments Nationaux - encadrant correctement le chantier. Son montant total s’est élevé à 5,3 millions d’euros.

Après les extérieurs, le CMN souhaite restaurer dès qu’il le pourra les appartements intérieurs, du moins ceux théoriquement accessibles au public, c’est-à-dire l’appartement dit de l’Assemblée dont les boiseries magnifiques sont probablement dues à Jacques Verbeckt, et l’appartement Napoléon Ier. Le second n’est pas accessible mais le premier est désormais à nouveau visitable. Les décors ont effectivement grand besoin d’une restauration qui devra décider s’ils doivent être repeints en blanc (il semble qu’ils l’étaient ainsi au XVIIIe siècle) ou s’il est préférable de les conserver en bois naturel, tels qu’ils ont été décapés sous le Second Empire. Deux pièces ont déjà été repeintes il y a quelques dizaines d’années.
Rambouillet est toujours une résidence présidentielle - ou plutôt celle du Premier ministre depuis que la présidence à récupéré la Lanterne à Versailles à son profit - et la question du maintien de cette affectation reste posée, qui rend à la fois plus difficile l’exploitation par le CMN et plus complexe les chantiers de restauration à mener.


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2. Salle à manger, château de Rambouillet
Photo : Ddier Rykner
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3. Attribué à Jacques Verbeckt
Boiseries de l’appartement dit de l’Assemblée
Photo : Didier Rykner
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À l’occasion de la réouverture, outre la salle à manger, réaménagée comme à la date du premier G6 avec le service de Sèvres Pimprenelle prêté par l’Élysée, le Centre s’est associé à Versailles pour présenter une petite exposition consacrée aux portraits des occupants du château aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’agit plutôt d’un accrochage, accompagné d’un (tout) petit catalogue, que d’une véritable exposition. Et la plupart des tableaux sont, malgré leur intérêt historique, d’une qualité assez moyenne.
S’il faut aller à Rambouillet, ce n’est pas pour cette exposition, mais bien pour le château et ses boiseries et, surtout, pour la Laiterie et la chaumière aux coquillages, qui, comme le grand parc d’une beauté saisissante à cette époque de l’année, valent à eux seuls le déplacement.

Nous ne nous attarderons pas sur l’histoire de ces bâtiments bien connus, restaurés il y a quelques années, ni sur leur description. Nous renverrons le lecteur à notre brève consacrée au retour des marbres de Pierre Julien, qui nous laissait dubitatif pour deux raisons : la Laiterie était à l’époque peu ouverte au public, et la première pièce ronde avait été beaucoup modifiée sous l’Empire. La première n’est plus un problème puisque le monument est désormais largement ouvert. La seconde pose la question de la restitution de cet espace modifié à nouveau pour que les marbres puissent retrouver leur place.



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La vidéo ci-dessus, réservée aux abonnés, permet de constater à ceux qui ne les connaîtraient pas la beauté de ces deux fabriques. Il est dommage que les fontaines de la Laiterie ne soient plus en marche, le Louvre craignant pour l’Amalthée de Pierre Julien qu’il a déposée à son emplacement d’origine après le retour des marbres. On aimerait que le musée parisien, qui n’a pas hésité à demander l’envoi des chevaux d’Apollon à Abu Dhabi malgré leur fragilité (voir ici), un déplacement autrement dangereux que la mise en eau occasionnelle de la Laiterie, fasse preuve d’autant de précautions pour les sculptures qui ne lui appartiennent pas.


Didier Rykner, lundi 18 septembre 2017





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