Réouverture, après agrandissement, du Musée des Beaux-Arts de Nantes


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1. Stanton Williams (architecte)
Le Cube, nouvelle aile du Musée
des Beaux-Arts de Nantes
Photo : Didier Rykner
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Le Musée des Beaux-Arts de Nantes vient donc de rouvrir ses portes, après d’importants travaux ayant permis notamment d’agrandir ses surfaces d’exposition. Nous écrivons ici, à dessein, « Musée des Beaux-Arts », et non pas « Musée d’Arts ». Car la principale faute de goût ne concerne pas le projet lui même dont nous verrons qu’il est plutôt réussi, mais le changement de nom. Le nouveau est ridicule : il n’y a pas plusieurs Arts, mais un seul, d’autant que la collection du musée est uniquement composée de peintures, de sculptures et de dessins, occidentaux, allant du XIIe au XXIe siècles. L’accent porte sur l’art contemporain (heureusement sans sacrifier l’art ancien et XIXe) et le nouveau nom voudrait prendre cela en compte. Est-ce à dire que l’art ancien est beau, et que l’art contemporain ne l’est pas ? Même nous, qui nous focalisons uniquement sur l’art du Moyen Âge aux années 30, n’oserions pas l’écrire… Ajoutons à cela que « Musée des Beaux-Arts » est un nom historique, qu’il porte depuis sa création, et qu’il n’y a en réalité aucune raison valable pour le changer. On aurait pu, à la limite, le renommer « Musée des Beaux-Arts et d’Art contemporain », mais « Musée d’Arts » ? Nous continuerons donc à écrire ici « Musée des Beaux-Arts » !

Passé ce préambule, venons à l’essentiel, c’est-à-dire au projet lui même. Au musée historique s’est rajouté deux nouveaux édifices. L’un contient quatre niveaux d’expositions (ill. 1) où se trouve l’art contemporain, le second la bibliothèque et le cabinet d’art graphique (ill. 2). Ils sont reliés entre eux, ainsi que la chapelle, par un passage souterrain auquel peut se substituer par beau temps une voie extérieure. Il faut rajouter également au sous-sol un auditorium, des salles pour les ateliers pédagogiques, des réserves...
Le premier bâtiment intitulé le « Cube » (ill. 1) constitue le « geste architectural » du projet, dû à l’agence d’architecture britannique Stanton Williams, et il est à la fois discret et réussi, ce qui est une gageure. Discret, car il vient se coller sur un des côtés du musée sans jamais en perturber la lecture ni la vue. Réussi car son architecture nous paraît élégante (même si l’on sort ici de notre spécialité). Le nouveau Musée des Beaux-Arts nous rappelle un peu celui de Montréal (qui n’a pas changé de nom et qui contient pourtant des collections beaucoup plus variées) dans la manière dont il regroupe plusieurs bâtiments différents dans un même ensemble.


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2. À gauche, bâtiment contenant la bibliothèque et le
cabinet des dessins (Stanton Williams architecte)
À droite, la chapelle
Photo : Didier Rykner
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3. Façade du Musée des Beaux-Arts de Nantes
Escalier remplaçant la grille
Photo : Didier Rykner
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Le musée historique a été respecté, à l’exception d’un point : l’enlèvement de la grille1 qui le séparait de la rue (ill. 3), la façade étant transformée en entrée monumentale par l’adjonction d’un escalier. Avouons que ce changement drastique n’a pas vraiment nui au monument et que les architectes ont réussi cette évolution qui ne choque pas.


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4. Première salle des peintures anciennes
(primitifs et XVIe siècle italien)
Photo : Didier Rykner
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5. Galerie des tableaux nordiques
Photo : Didier Rykner
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6. Henri Lerambert (?-1608)
La Femme adultère
Huile sur panneau
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Le parcours a été entièrement repensé : l’art moderne se trouvait au rez-de-chaussée, autour de l’atrium. C’est désormais l’art ancien qui y est exposé, jusqu’au début du XIXe siècle, celui-ci se poursuivant à l’étage avec le XXe et le XXIe qui prend place dans le nouveau bâtiment. Si la circulation est logique2 l’art ancien s’est vu privé de la lumière naturelle provenant des grandes verrières que les architectes ont fort heureusement conservées à l’étage. Il reste que le lieu est plutôt bien utilisé et que l’éclairage est de bonne qualité. L’atrium restera consacré aux expositions (cet automne, il accueillera la rétrospective Nicolas Régnier), et celles-ci alterneront avec des installations d’art contemporain. La première est assez belle, conçue spécialement pour cet espace par l’artiste autrichienne travaillant en France, Susanna Fritscher.
Les couleurs criardes qui marquaient certaines cimaises avant la fermeture du musée ont été heureusement abandonnées, mais on peut toutefois regretter l’omniprésence du blanc sur les murs, à quelques exceptions près comme dans la première salle (ill. 4) où une cimaise d’un beau bleu met remarquablement en valeur les tableaux italiens. Le blanc convient mal à la peinture ancienne, et encore moins bien à celle du XIXe siècle. La bonne nouvelle, c’est que, tant pour la première que pour la seconde, environ 20 à 30% d’œuvres qui n’étaient pas montrées sont désormais exposées.


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7. Agostino Tassi (1565-1644)
L’Embarquement d’Agrippine
Huile sur toile - 97,2 x 162,7 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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8. Naples, XVIIe siècle
Nature morte aux poissons
Huile sur toile - 49 x 66 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Commençons par la peinture ancienne, sans chercher à être exhaustif. C’est ainsi que dès le début du parcours, une galerie entière est consacrée aux nordiques (ill. 5) qui n’étaient jusqu’ici que très peu montrés et que l’on avait pu découvrir dans une exposition temporaire, accompagnée du catalogue des collections, organisée pendant la fermeture du musée (voir l’article). Un tableau donné à l’entourage d’Antoine Caron, désormais rendu à Henri Lerambert, peintre français du XVIe siècle (ill. 6), une grande peinture d’Agostino Tassi (ill. 7), proche de François de Nomé, une belle nature morte de poissons du Seicento (ill. 8), anonyme, un tableau caravagesque attribué à Giacomo Farelli (ill. 9), une toile d’Aubin Vouet, frère de Simon (ill. 10), de nombreuses peintures françaises du XVIIIe siècle dans une autre galerie un peu plus loin (un Oudry, des esquisses de Doyen, des tableaux de Levrac-Tournières pour ne citer que quelques-unes des œuvres rarement ou jamais montrées)… Indiscutablement les nouveautés sont nombreuses. On regrettera seulement que deux des trois toiles de Georges de La Tour soient toujours sous verre ce qui rend difficile leur contemplation.


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9. Attribué à Giacomo Farelli (1629-1701)
Portrait d’artiste
Huile sur toile - 167 x 119 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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10. Aubin Vouet (1595-1641)
Saint Bernard ressuscitant un mort, vers 1638 - 1640
Huile sur toile - 152 x 110,3 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Les dernières salles du premier étage sont consacrées à la transition entre le XVIIIe et le XIXe siècle. On notera que l’accrochage mêle intelligemment les peintures et les sculptures, tant pour le XVIIIe que pour le XIXe. Cela permet ainsi de ressortir cette collection qui était également peu montrée dans l’ancienne présentation mais qui avait fait l’objet d’une exposition hors les murs en 2014 accompagnée d’un catalogue (voir la brève du 9/7/14). La salle Cacault (ill. 11), qui rend hommage à l’un des grands collectionneurs à l’origine du musée (on y voit un tableau de son frère, Pierre-René), présente de nombreux marbres et terres cuites de Francesco-Maximilien Laboureur. Un peu plus loin, un buste en terre cuite figurant George Washington, par Giuseppe Ceracchi (ill. 12), sculpteur d’origine italienne guillotiné en 1801 pour avoir conspiré contre Bonaparte, est un des deux seuls portraits de l’homme politique américain à avoir été exécuté d’après nature.


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11. La salle Cacault, avec à droite le tableau de son frère,
au milieu les sculptures de Laboureur, et au fond un tableau
et le buste du pape Clément XIII par Antonio Canova
Photo : Didier Rykner
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12. Giuseppe Ceracchi (1751-1801)
George Washington, vers 1791-1792
Terre cuite - 72 x 51 x 26 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Les deux grandes galeries dont bénéficie le musée, qui peuvent accueillir les grands formats du XIXe, se voient en partie coupées en leur milieu par des cimaises (ill. 13). Cet aménagement - qui pourra heureusement un jour être enlevé - est regrettable comme l’est l’absence de couleur des murs et la densité des tableaux, à notre goût un peu faible. Plus que les autres salles, ces cimaises appellent le rouge pompéien et l’accrochage façon Salon. Le musée vient de faire paraître le catalogue complet des peintures du XIXe siècle par Cyrille Sciama, le conservateur responsable de cette partie des collections. Si l’on remarque sur les murs des œuvres que l’on n’avait jamais vues comme un beau fragment de panorama d’Édouard Detaille (ill. 14) ou Persée de Jacques Wagrez (ill. 15), le catalogue fait comprendre l’ampleur de la collection et regretter l’absence de nombreuses toiles, dont celle du Christ portant sa croix d’Eugène Lenepveu qui était pourtant montré avant la fermeture. On découvre dans cet ouvrage des tableaux fascinants qu’on aimerait admirer en vrai, comme La Mort de Judas d’Octave Penguilly-l’Haridon ou Le Corps de Charles le Téméraire retrouvé après la bataille de Nancy, œuvre maîtresse d’Eugène Roger, peintre mort jeune. Certes, beaucoup de ces peintures sont de très grande taille (comme Les Limbes de Léon Glaize (475 x 625 cm !) et certaines sont encore roulées. Le conservateur nous a dit souhaiter en restaurer d’autres et pouvoir les exposer. Il faut souhaiter qu’il y parvienne, et que l’accrochage puisse être resserré. Il est dommage que ces murs immenses ne soient pas utilisés comme ils pourraient l’être.


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13. Une des galeries du XIXe siècle avec les cimaises au milieu
Photo : Didier Rykner
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14. Édouard Detaille (1848-1912)
Fragment du Panorama de la bataille de Champigny, 1882
Huile sur toile - 166 x 457 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Nos photos montrent en effet qu’il était possible de serrer davantage les tableaux, et surtout qu’on pouvait se passer de deux œuvres contemporaines qui n’apportent rien à l’accrochage et qui prennent la place d’autres toiles. Quant aux cimaises centrales, rien n’empêchait d’accrocher les plus petits formats en bas, et de hausser un peu les grands tableaux. On remarquera néanmoins la réussite de certaines présentations, comme celle autour de la Tête de femme coiffée de cornes de bélier de Gérôme (ill. 16).


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15. Jacques Wagrez (1850-1908)
Persée, 1879
Huile sur toile - 280,6 x 170 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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16. Jean-Léon Gérôme, Tête de femme
coiffée de cornes de bélier

Antoine Etex, Héro
Armand-Auguste, Sapho devant Phaon
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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La disproportion d’échelle entre la taille des murs et les œuvres exposées est particulièrement marquée dans la salle Ingres. Ceci, ajouté à la couleur blanche, font de cet espace le moins heureux de l’ensemble. Qu’importe, après tout : tant la couleur des murs que l’accrochage pourront être revus plus tard sans trop de difficulté. D’une manière générale, comme nous l’avons dit, les architectes ont respecté le bâtiment ancien.


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17. Claude-Marie Dubufe (1790-1864)
Adam et Ève
Huile sur toile - 27 x 22 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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18. Le grand tableau de Claude-Marie Dubufe
et en dessous sa petite esquisse
Photo : Didier Rykner
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Remarquons que le musée a acheté ces dernières années plusieurs tableaux de grand format, heureusement exposés, et qui semblent avoir toujours appartenu à la collection : les deux scènes de l’histoire d’Héloïse et Abélard (voir la brève du 3/3/11) et les pendants de Claude-Marie Dubufe Adam et Ève et Le Paradis Perdu (voir la brève du 20/10/08).
On en profitera pour signaler ici plusieurs acquisitions dont nous n’avions pas parlé. C’est ainsi qu’en 2010, chez Daniel Greiner à Paris, le musée avait trouvé une toute petite esquisse pour l’Adam et Ève. Accrochée à côté de l’immense tableau qu’elle prépare, elle forme un contraste de taille saisissant (ill. 17 et 18).


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19. James Tissot (1836-1902)
Le Foyer de la Comédie Française
(souvenir du siège de Paris)
, 1870
Mine de plomb, rehauts de goauche
blanche et lavis - 49,6 x 31,6 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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20. Jules-Élie Delaunay (1828-1891)
Abraham et les trois anges, 1854
Huile sur toile - 146 x 114 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : C. Clos/MBA de Nantes
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21. Jules-Élie Delaunay (1828-1891)
Persée délivre Andromède
Huile sur toile - 98 x 65 cm
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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Le musée essaie d’augmenter encore, quand il le peut, ses fonds d’artistes nantais. Dans une salle consacrée à James Tissot, on peut voir à côté non loin de l’aquarelle Le Retour du fils prodigue (voir la brève du 10/2/12), un dessin représentant Le Foyer de la Comédie Française en 1870 acheté en 2014 à la galerie de Bayser (ill. 19). De Jules-Élie Delaunay, le musée a acheté deux œuvres récemment : son tableau pour le Prix de Rome de 1854 (il n’obtint finalement que le second Grand Prix en 1853 et 1856), trouvé chez un particulier (ill. 20), et une étonnante esquisse pour un Persée et Andromède (ill. 21) que nous avions reproduite lorsque nous l’avions vue galerie Arnaud Charvet à Paris (voir la brève du 14/11/13). Elle a finalement été acquise d’un particulier par l’intermédiaire de la galerie Mendès.

Enfin, pour en terminer avec les acquisitions récentes, il faut signaler le don tout récent d’un Saint François d’Assise parlant aux oiseaux par Henri Dabadie (ill. 22), un élève de Delaunay. Cette œuvre vient opportunément compléter un accrochage Symboliste et Nabis (ill. 23) qui montre aussi des petits paysages d’Alphonse Osbert et un tableau religieux de Maurice Denis déposés par le Musée d’Orsay.


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22. Henri Dabadie (1867-1949)
Saint François d’Assise parlant aux oiseaux
Huile sur toile
Nantes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Didier Rykner
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23. Galerie Symboliste et Nabis
Photo : Didier Rykner
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Le Musée Rodin a pour sa part déposé des œuvres de Rodin (dont Les Trois Ombres en plâtre) que l’on peut voir dans une belle salle (ill. 24) consacrée à Rodin et Monet (autour des Nymphéas). Nantes, relativement pauvre en Impressionnistes, possède cependant aussi deux tableaux de Sisley et, non loin de ce mouvement, deux Alfred Stevens et plusieurs Maxime Maufra.


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24. Salle Monet-Rodin
Au premier plan : Les Trois Ombres d’Auguste Rodin
(dépôt du Musée Rodin)
Photo : Didier Rykner
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Les visiteurs pourront s’épargner la visite de la chapelle où l’on voit une installation de Bill Viola, Nantes Triptych. Que le musée montre cette œuvre qui lui appartient, rien de plus normal. Mais on aurait peut-être pu attendre une autre occasion que la réouverture. Le triptyque est en effet particulièrement pénible : à gauche, une femme accouche en poussant des cris comme si elle agonisait ; à droite une vieille femme est réellement en train de mourir. Cela rend la visite de la chapelle, pour l’occasion plongée dans le noir, particulièrement peu attractive. S’il s’agit, sans aucun doute, d’art, on a en effet du mal à le qualifier de beau3. Voulait-on nous faire comprendre que le nouveau nom du musée était justifié, après tout ?

Site internet du musée
Notons que la base de données des œuvres est très performante.


Cyrille Sciama, Le Beau bizarre — Les peintures du XIXe siècle du musée d’arts de Nantes, Le Passage, 304 p., 27 €. ISBN : 9782847423648.


Didier Rykner, mercredi 28 juin 2017


Notes

1Elle est, nous a-t-on dit, soigneusement conservée…

2À l’exception, toutefois, d’une absurde salle thématique dont le sujet changera périodiquement. Elle est, jusqu’au 17 décembre, consacrée au thème politiquement très correct de la « représentation des femmes à travers les siècles », mélangeant tout sans aucun souci de cohérence.

3Signalons que nous aimons beaucoup Bill Viola. Mais pas cette œuvre.





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