Quelques tableaux de Paul Carpentier


22/12/14 - Varia - À la suite de notre brève du 3/12/14 sur l’acquisition par le Dallas Museum of Art d’un superbe portrait du peu connu Paul Carpentier, plusieurs lecteurs nous ont signalé des œuvres de cet artiste qui confirment son intérêt.
C’est ainsi que la galerie Colnaghi présentait récemment un très beau portrait d’Antoine-François Gelée (ill. 1), un graveur, élève de Girodet, tandis que Virginie Frélin, attachée de conservation au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes, nous indiquait que ce musée conservait le Portrait du Marquis de Dampierre (ill. 2), peint à la cire.


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1. Paul Carpentier (1787-1877)
Portrait d’Antoine-François Gelée, 1833
Huile sur toile - 100 x 82 cm
Galerie Colnaghi
Photo : Galerie Colnaghi
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2. Paul Carpentier (1787-1877)
Portrait du Marquis de Dampierre, 1854
Cire sur toile - 116 x 89 cm
Valenciennes, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Valenciennes

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Paul Carpentier (1787-1877)
La Création d’Ève, 1835
Cire sur toile - 283 x 234 cm
Rouen, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Rouen

Patrice Beghain, dans un commentaire de notre article, signalait, outre ce dernier tableau, un Portrait de Paillot de Montabert conservé au Musée des Beaux-Arts de Troyes, et une toile exposée au Salon de 1835, aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Rouen, dont nous pouvons montrer ici la photo grâce à Diederik Bakhuÿs (ill. 3). Cette Création d’Ève, donnée par l’artiste, est signée, datée et inscrite en bas à gauche : Paul le Carpentier 1835, retouché en 1850 / peinture à la cire cautérisée au procédé encaustique des anciens retrouvé par Demontabert.
Diederik Bakhuÿs nous a également écrit que « le musée de Rouen conserve d’autres tableaux à la cire, également offerts par l’auteur : deux copies de la Mort d’Eudamidas de Poussin (inv. 1851.2.2 et 1851.2.3), un portrait « de Christophe Colomb par Sebastiano del Piombo » (inv. 1851.2.4) et une copie d’après le célèbre portrait de Bernardin de Saint-Pierre par Girodet, connu par la gravure (inv. 1851.2.5, une étiquette, peut-être autographe, décrit curieusement le tableau de Rouen comme la copie partielle d’un tableau d’Elisabeth Harvey) … Nous conservons également une gouache qui représente Bernardin de Saint-Pierre avec sa famille (inv. AG 1852.2.6), à nouveau d’après Elisabeth Harvey. Nous l’avons récemment prêtée à une petite exposition sur l’écrivain organisée au Havre. »

Il semble se confirmer que l’artiste peignait essentiellement à la cire sur toile. Il est donc possible que le portrait de Dallas comme celui de Colnaghi relèvent en réalité de cette technique plutôt que de l’huile sur toile.


Didier Rykner, lundi 22 décembre 2014





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