Quatre Corot pour la National Gallery


15/12/14 - Acquisition - Londres, National Gallery - Il a fallu moins d’une semaine à Camille Corot pour peindre quatre panneaux représentant les différentes heures du jour. Il réalisa l’ensemble pour son ami Gabriel Decamps chez qui il séjournait, à Fontainebleau. Celui-ci le supplia de ne pas travailler trop vite, et lorsque Corot eut terminé, Decamps contempla ces œuvres avec une admiration teintée de mélancolie : « je ne voudrais d’autres vertus que la vôtre : la sincérité ».


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1. Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875)
Les Quatre Heures du jour : le matin, vers 1858
Huile sur bois - 142,2 x 72,3 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
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2. Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875)
Les Quatre Heures du jour : midi, vers 1858
Huile sur bois - 142,2 x 62,2 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery

Ce cycle des quatre heures du jour peint sur des formats verticaux, traduit la lumière du lever au coucher du soleil : les couleurs orangées du matin, la clarté de midi, les ombres bleutées du soir, les reflets argentés de la nuit. Les quatre compositions sont sensiblement les mêmes : encadrées par deux groupes d’arbres, l’un grand et fourni, l’autre plus petit et plus frêle, elles s’ouvrent sur une perspective qui entraîne le regard jusqu’à l’horizon, avec dans un plan intermédiaire, une montagne ou un village en hauteur légèrement décalé. Les scènes sont animées par quelques silhouettes humaines qui se fondent dans la nature silencieuse et poétique.


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3. Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875)
Les Quatre Heures du jour : le soir, vers 1858
Huile sur bois - 142,2 x 72,3 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery
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4. Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875)
Les Quatre Heures du jour : la nuit, vers 1858
Huile sur bois - 142,2 x 64,7 cm
Londres, National Gallery
Photo : National Gallery

L’ensemble fut acquis par Lord Leighton en 1865, puis acheté pour Lord Wantage chez Christie’s en 1896. Les peintures sont restées dans la même famille pendant plus d’un siècle et furent déposées à la National Gallery en 1997 où elles sont visibles depuis. Elles ont finalement été acquises par le musée auprès du propriétaire par l’intermédiaire de Christie’s et avec l’aide de l’Art Fund.
Elles complètent les quelque 21 peintures de Corot conservées à la National Gallery, des études à l’huile peintes en plein air en Italie et en France, au groupe de paysages d’atelier plus tardif ainsi que la dation récente (acceptance in lieu), de la collection de Lucian Freud, de L’Italienne, datée des environs de 1870 (voir la brève du 4/2/13).


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, lundi 15 décembre 2014





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