Puvis de Chavannes. Une voie singulière au siècle de l’Impressionnisme Contenu abonnés


Amiens, Musée de Picardie, 2 novembre 2005 - 12 mars 2006.

Qui trop embrasse mal étreint ! Le trop véridique adage trouve une nouvelle illustration dans la multiplication des expositions réunies au musée de Picardie à Amiens sous le titre quelque peu racoleur de Puvis de Chavannes. Une voie singulière au siècle de l’impressionnisme. Car, en fait, ce n’est pas à une, mais à trois expositions que le visiteur est convié.

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1. Pierre Puvis de Chavannes
Sainte Geneviève veillant sur Paris
Huile sur carton - 31,7 x 18,8 cm
Paris, collection particulière
Photo : Philippe Sebert
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Dans la première, qui occupe le salon succédant à l’entrée, les murs sont réservés aux « Pères de Puvis ». On y trouve, datées de 1810 à 1858, des peintures et des dessins de Géricault à Flandrin. Si certaines feuilles, en particulier, font immédiatement penser à celui qui nous attend dans les salles suivantes, telles celles de Chassériau, d’autres ont de quoi surprendre. Ainsi, pourquoi faire figurer ici l’Etude de femme vêtue à l’antique (Rouen, Musée des beaux-arts) de Géricault, œuvre de sa formation précoce, datable vers 1810, c’est-à-dire antérieure de près de quinze ans à la naissance de Puvis, que celui-ci n’a probablement jamais vue. En outre, cette étude n’entretient aucun lien plastique avec les figures – elles-mêmes faisant appel à d’autres références antiques - qui peuplent ses décors. La Femme debout, de profil à droite dans un paysage (Rouen, Musée des beaux-arts), datée vers 1820, toujours de Géricault, dans ses accents réalistes et son lavis d’encre, se trouve, de même, bien éloignée des pratiques puvisiennes, que ce soit celles du dessin, de la mise en place ou des relations chromatiques. Sans insister plus sur cette partie, il est impossible de ne pas s’interroger, cependant, sur la présence de la vigoureuse et chaotique esquisse de la Bataille de Taillebourg (1834-1837, Paris, Musée du Louvre) de Delacroix, dont ni l’intensité ni les couleurs ne se retrouvent dans l’œuvre de Puvis. A regretter encore, la trop…

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