Primitifs français. Découvertes et redécouvertes Contenu abonnés


Musée du Louvre, aile Richelieu. Exposition terminée le 17 mai 2004.

Le projet

Pour répondre à l’exposition de 1902 à Bruges consacrée aux primitifs flamands, une rétrospective de peintures et de sculptures françaises de 1300 à 16001 fut organisée au Louvre2 par Henri Bouchot, tandis que la Bibliothèque Nationale montrait les enluminures de cette même période. Il associa à cette entreprise démesurée des archivistes et de jeunes érudits dont les connaissances étaient basées davantage sur un siècle de recherches de documents que sur un « connoisseurship » tel que le développait alors un Berenson pour les écoles italiennes, méthode alors inconnue des universitaires parisiens. Le but consistait à démontrer qu’il existait une peinture française autonome qui ne devait rien à l’Italie ou aux Flandres, non sans arrière-pensées patriotiques (la fin de l’exposition était prévue un 14 juillet). Pour cela, Bouchot inventa des écoles régionales3 censées correspondre plus à la France de Jules Ferry qu’à celle de Louis XI. L’ensemble était inégal et hétéroclite, mais le catalogue, rédigé en un mois à l’arrivée des œuvres, propose le premier corpus raisonné de la peinture française médiévale. C’est à partir de cette base que les critiques et les savants vont se déterminer4, rapprocher des tableaux, cerner certaines personnalités artistiques. Le succès public permit au musée du Louvre d’acquérir plusieurs pièces importantes dans les années suivantes, comme le Retable du parlement de Paris, la Pietà d’Avignon, l’Homme au verre de vin, et aussi de préserver localement un patrimoine enfin reconnu.

Depuis 30 ans, notre connaissance du XVe siècle français a radicalement changé. Des documents d’archive, des œuvres nouvelles sont apparus. François Avril et Nicole Reynaud ont mis en rapport les manuscrits et les tableaux conservés, démarche qui jusque-là n’avait concerné presque exclusivement que Fouquet, ce qui permit de reconstituer plusieurs carrières, celle d’Enguerrand Quarton, comme celles d’artistes moins célèbres. La synthèse de leurs recherches…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Houdon, sculpteur des Lumières (1741-1828)

Article suivant dans Expositions : Watteau et la fête galante