
Carlos Schwabe (1866-1926)
Femme à la lyre, 1908
Aquarelle - 21 x 15,5 cm
Genève, Musée d’Art et d’Histoire
Photo : Musée d’Art et d’Histoire
30/11/10 - Accrochages – Genève, Musée d’Art et d’Histoire – L’ensemble du fonds graphique de l’œuvre de Carlos Schwabe (1866-1926) conservé au Musée d’Art et d’Histoire de Genève va faire l’objet d’une présentation par roulement du 1er décembre 2010 au 6 mars 2011. On sait que, depuis l’exposition rétrospective organisée au même musée en 1987, les œuvres de l’artiste n’étaient curieusement plus visibles, en dépit de l’enrichissement de la collection par plusieurs acquisitions récentes. Durant ces années où plusieurs chefs d’œuvre du peintre étaient régulièrement présentés dans diverses expositions internationales (et tout récemment encore au Musée d’Orsay avec La Vague et plusieurs dessins pour l’illustration des Paroles d’un croyant dans l’exposition Crime et châtiment, ainsi qu’au Musée du Louvre dans le cadre de la présentation de la collection Georges Pébereau), Genève ne montrait pas ces réalisations si caractéristiques du mouvement symboliste dont Schwabe est pourtant le principal représentant avec Ferdinand Hodler à Genève.
On ne peut donc que se réjouir de ce programme qui permettra enfin de voir ces nombreuses aquarelles et ces dessins en quatre volets. Le Musée d’Art et d’Histoire de Genève conserve en effet la première collection d’œuvres de Schwabe, (devant le Musée d’Orsay, le Musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro et le Musée Van Gogh d’Amsterdam), constituée à partir de quelques acquisitions faites à l’artiste lui-même, puis de l’important legs de sa famille en 1927 (dont toutes les huiles et les principaux dessins), complété par de nouveaux achats depuis les années 1980. Outre trois aquarelles pour Le Rêve, d’importantes pages telles que La Passion, Le Faune, Le Poète en marche, la version tardive de La Vierge aux lys, le musée possède plusieurs huiles exceptionnelles dont La Vague, déjà citée mais aussi La Douleur, chef d’œuvre de 1891, Homère aux Champs-Elysées et plusieurs paysages. Un certain nombre de ces pièces majeures devraient aussi bientôt retrouver opportunément leur place dans les salles lors d’un prochain accrochage symboliste alors que ce mouvement suscite un regain d’intérêt au sein du monde muséal et universitaire international auquel la Suisse n’échappe heureusement pas.
