
1. Attribué à Jehan Bunel
Vierge à l’enfant avec sainte
Elisabeth et saint Jean-Baptiste
Plume, encre brune,
lavis brun -24 x 15,5 cm
Préempté par le
musée du Louvre
Photo : Piasa
23/3/06 – Acquisitions - Paris, Musée du Louvre et Dieppe, Château-Musée - Le musée du Louvre a préempté à l’hôtel Drouot, lors de la vente Piasa d’hier 22 mars 2006, pour la somme modique de 3000 € (hors frais), un rare dessin français du XVIe siècle présenté très prudemment par le catalogue comme attribué à Jacob Bunel (ill. 1), mais précisant qu’il pourrait s’agir d’un dessin de la génération précédente, autour de Geoffroy Dumoustier et que l’annotation Jehan Bunel, en bas à gauche, correspond au nom du père de Jacob Bunel.
En réalité, si l’on en croit un petit fascicule paru en 1988 sur la généalogie de la famille Bunel1, le seul Jehan Bunel connu pourrait être le père de François Ier Bunel, peintre et vitrier. Jacob Bunel est le fils de ce dernier, et serait donc dans cette hypothèse le petit-fils de Jehan.
Le côté cassant des traits à la plume, le type des profils des anges portant la couronne et la croix, rappellent les dessins du Rosso, qui fut actif en France de 1532 à sa mort en 1540. On sait que Jehan Bunel était actif à Blois vers 1515-1518, ce qui n’empêche pas qu’il ait pu connaître plus tard Rosso. Nul doute que les recherches des conservateurs du cabinet des arts graphiques du Louvre permettront de mieux préciser le contexte de création de cette feuille et son auteur.

2. Eugène Isabey (1803-1886)
Vue esquissée du manoir d’Ango à Varangeville,
près de Dieppe
Aquarelle gouachée - 25,5 x 35 cm
Préempté par le château-musée de Dieppe
Photo : Piasa
Le musée de Dieppe, pour sa part, a acquis lors de cette même vente (3200 € hors frais) une aquarelle gouachée d’Eugène Isabey représentant le manoir d’Ango à Varengeville (ill. 2), construit par l’armateur Jean Ango gouverneur de Dieppe, au début du XVIe siècle. A partir de 1851, l’artiste séjourna régulièrement dans ce village de Seine-Maritime2. Bien qu’il s’agisse d’une esquisse très partielle du bâtiment, on reconnait bien son architecture, inchangée de nos jours. Le Louvre possède trois autres aquarelles d’Isabey plus abouties, sur le même sujet : l’une représente l’ensemble de l’architecture, vue d’un point de vue identique, l’autre se concentre sur une arcade et la troisième montre la porte de la ferme du manoir. Un carnet de dessins complète cet ensemble.
