
1. Prosper d’Epinay (1836-1914)
Buste d’Eugène-Louis Napoléon,
le Prince Impérial
Terre cuite patinée - H. 47 cm
Préempté par le
Château de Compiègne
© Sotheby’s Paris
11/11/05 - Acquisitions - Compiègne, Musée national du Château et Paris, Musée d’Orsay - La vente Otto Preis (voir brève du 31/10/05) a donné lieu à deux préemptions.
Le château de Compiègne a acquis, pour 24.000 € (avec les frais) le buste du Prince impérial (ill. 1) par Prosper d’Epinay (1836-1914). Ce buste y avait été présenté cette année lors de l’exposition La Pourpre et l’Exil consacrée aux destins tragiques des fils de Napoléon et de Napoléon III. Le prince fut tué par les Zoulous le 1er juin 1879 à l’âge de 23 ans et il s’agit ici d’un buste posthume, en rapport avec le projet de monument au Prince qu’élabora le sculpteur, dont on connaît une esquisse en terre cuite. Un buste définitif en marbre fut montré au Salon de 1882.
Prosper d’Epinay, né à l’île de la Réunion, fut l’élève de Jean-Pierre Dantan dont il tira le goût des portraits charge. Il travailla notamment pour le duc de Luynes à Dampierre, et réalisa de nombreux portraits pour la haute société parisienne. On lui doit deux bustes en marbre du couple impérial, parents du Prince, Napoléon III et Eugénie déjà conservés à Compiègne, et il est l’auteur d’une sculpture qui connut une certaine notoriété et fut exécutée en plusieurs exemplaires, La Ceinture dorée. Le musée Girodet à Montargis possède de lui deux grands vases décoratifs.

2. Emmanuel Frémiet
Lustre au serpent
Bronze doré et patiné - H. 105 cm
Préempté par le Musée d’Orsay
© Sotheby’s Paris
L’autre préemption de la vente est due au Musée d’Orsay, qui s’est porté acquéreur, pour la somme conséquente de 314.400 € (sur une estimation de 20 à 30.000), d’un lustre « au serpent » d’Emmanuel Frémiet (ill. 2). Autour des six bras de lumière en bronze patiné, s’enroule un grand serpent doré. Le reptile porte la pomme de la tentation dans sa gueule.
Rappelons que les préemptions ne deviennent des acquisitions définitives que deux semaines après la vente, les musées ayant pendant cette période la faculté (dont ils n’usent presque jamais) de se rétracter.
