Préemption d’un tableau de Claude Jacquart par le musée de Lunéville


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Claude Jacquart (1686-1736)
Marche de mariage de sa Majesté Henri-Jacques de
Lorraine et d’Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon
, 1721
Huile sur toile - 60 x 110 cm
Préempté par le Musée du château de Lunéville
Photo : SVV Rémy Le Fur

15/6/15 - Acquisition - Lunéville, Musée du château de Lunéville - Lors de la vente du mobilier du château d’Haroué, le musée du château de Lunéville s’est très heureusement porté acquéreur, par préemption et pour la somme de 65 000 €HT, du tableau de Claude Jacquart représentant la Marche de mariage de sa Majesté Henri-Jacques de Lorraine et d’Anne Marguerite Gabrielle de Beauvau-Craon.

Peintre important de l’école Lorraine dans la première moitié du XVIIIe siècle, Claude Jacquart fut l’élève de Claude Charles. Le mariage représenté eut lieu le 19 août 1721, à Lunéville, et on y voit le château construit par Germain Boffrand, avant même qu’il soit terminé (les toits ne sont pas encore construits). Il s’agit donc d’une œuvre importante à la fois pour la Lorraine, mais aussi pour Lunéville.

Signalons également que lors de la même vente, l’épée de grand écuyer de Lorraine, temporairement interdite de sortie, semble ne pas avoir été vendue, malgré tout un jeu d’enchères voulant faire croire qu’on se la disputait. Le marteau a retenti pour la somme de 620 000 €, soit en dessous de l’estimation basse de 700 000 € (dont tous les spécialistes pensaient qu’elle était bien trop élevée), mais sans que le mot « adjugé » soit prononcé. La plupart des adjudications ont cependant eut lieu au delà de l’estimation haute, avec parfois des prix incroyables, comme les 36 000 € sans les frais atteints par une Sainte Famille de Sébastien Norblin de la Gourdaine.

Notons que deux pendules, l’une Napoléon III, l’autre Restauration (les lots n° 47 et 48), devraient retourner au château car elles n’ont pas été vendues. Quant au lot n° 49, une pendule également d’époque Restauration, le commissaire-priseur a affirmé avant de l’adjuger seulement 3200 € qu’elle faisait partie de la commande pour Saint-Ouen, et que l’État l’avait oubliée dans le classement. Ce qui pourrait s’expliquer par l’absence de mention de cette provenance dans le catalogue. Il n’est cependant certainement pas trop tard pour la classer monument historique.


Didier Rykner, lundi 15 juin 2015





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