Précisions sur la Vénus de Giambologna


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Giambologna, dit Jean
de Bologne (1529-1608)
Vénus, 1597
Bronze - H. 112 cm
Paris, galerie Ratton-Ladrière
Photo : Georg Steinmezer
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9/2/17 - Marché de l’art - Paris - Comme l’a révélé Carole Blumenfeld dans le Journal des Arts du 3 février, ce que nous avions appris par plusieurs sources mais après la publication de notre propre article, la présentation de ce bronze de Giambologna n’avait pas été faite de manière tout à fait exacte, Alexander Rudigier nous ayant alors dit que l’œuvre appartenait à un particulier, et qu’elle ne se trouvait pas sur le marché de l’art.

La réalité est différente : cette sculpture appartient conjointement au marchand parisien Guy Ladrière, qui est le véritable découvreur, et à Alexander Rudigier lui-même qui l’a étudiée depuis dix ans (tous deux nous l’ont confirmé). C’est la Société Française d’Archéologie, à l’origine de la publication dans le Bulletin Monumental, qui avait demandé à ce dernier que la présentation soit faite de manière purement scientifique et dans un cadre académique, sans connotation commerciale et en occultant donc le fait qu’elle était à vendre, ce qui nous a été également confirmé par Bertrand Jestaz. Celui-ci nous a aussi indiqué qu’il avait suggéré à Alexander Rudigier que la sculpture soit présentée au public parisien, et que le lieu - l’Institut culturel italien - avait été trouvé par celui-ci.

Il aurait certainement été préférable que cette version de l’histoire - qui ne pouvait pas rester cachée longtemps - soit présentée dès le départ, d’autant que cela ne remet pas en cause la démonstration du Bulletin monumental. Cela nous aurait cependant évité d’écrire que la question de sa conservation sur le sol français ne se pose pas. Elle se pose, bien au contraire, d’autant qu’il sera impossible de refuser le certificat d’exportation, celui-ci ayant été accordé par le ministère de la Culture... en 2008.


Didier Rykner, jeudi 9 février 2017





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