Philippe de Champaigne. Entre politique et dévotion Contenu abonnés


Lille, Palais des Beaux-Arts. Du 27 avril au 15 août 2007, puis Genève, Musée Rath, du 20 septembre 2007 au 13 janvier 2008.

JPEG - 89.3 ko
1. Philippe de Champaigne (1602-1674)
L’Adoration des Bergers, vers 1628
Huile sur toile - 390 x 246 cm
Lyon, Musée des Beaux-Arts
Photo : Musée des Beaux-Arts de Lyon
Voir l'image dans sa page

Philippe de Champaigne est un des peintres français du XVIIe siècle les mieux connus, n’en déplaise aux critiques du Monde et du Figaro Magazine1. Il est même l’un des seuls à avoir bénéficié très tôt d’un catalogue raisonné. Il lui manquait cependant cette grande exposition, que l’on attendait avec beaucoup d’impatience. Elle devait, à l’origine, n’être consacrée qu’aux portraits. Fort heureusement, c’est à une vraie rétrospective (qui exclut hélas les dessins2), faisant aussi la part belle à la peinture religieuse, qu’Alain Tapié et Nicolas Sainte-Fare-Garnot nous convient.
L’accrochage est très largement chronologique, ce qui lui donne une cohérence et permet de mieux comprendre l’artiste. Les tous débuts sont cependant absents, et la question de sa participation au chantier du Palais du Luxembourg est éludée et à peine évoquée dans le catalogue. Les premiers tableaux exposés sont essentiellement de grands retables, à l’exception notamment du Portrait de Charlotte Duchesne, un tableau contesté par Dorival mais réhabilité à la suite de la découverte d’un dessin représentant le même modèle, et d’une très belle Tête d’homme barbu, préparatoire à la figure de Siméon de La Présentation au Temple de Dijon, exposée à proximité3. La datation de L’Adoration des Bergers de Lyon (ill. 1) du début de la carrière de Champaigne emporte l’adhésion, tant la composition paraît effectivement, au regard de celles qui suivront, encore empreinte d’une - relative - maladresse. Le détail maniériste du berger de droite, qui sert de repoussoir, proche, comme le souligne Nicolas Sainte-Fare-Garnot, de Lallemant et qui n’est pas non plus sans évoquer le Vouet du retour de Rome, achève de convaincre.
Le catalogue pose de manière claire la question d’un premier atelier. Le neveu, Jean-Baptiste,…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Giverny impressionniste. Une colonie d’artistes 1885-1915

Article suivant dans Expositions : Rembrandt et la Nouvelle Jérusalem. Juifs et chrétiens à Amsterdam au siècle d’or