Ouverture du Musée départemental de Flandres à Cassel Contenu abonnés


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1. Façade de l’hôtel de la Noble-Cour
Après restauration
Musée départemental de Cassel
Photo : Didier Rykner
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Le Musée de Flandres à Cassel, fermé depuis treize ans, a réouvert ses portes au public le 29 octobre dernier.
Un budget important a été consacré aux acquisitions (voir brève du 4/4/10) et aux restaurations d’œuvres, tandis que le bâtiment qui l’abrite, un très bel hôtel du XVIe siècle, a été réhabilité (il était dans un état désastreux) et aménagé (ill. 1).
La réussite est réelle, même si elle doit être relativisée. On appréciera en effet le programme muséologique, élaboré par la directrice du musée, Sandrine Vézilier, ainsi que la muséographie elle-même, due à l’un des meilleurs spécialistes actuel dans ce domaine, Didier Blin. On sera plus réservé sur une partie de la restauration du bâtiment lui-même, et surtout sur les solutions retenues pour installer la climatisation.


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2. David II Teniers (1610-1690)
La Visite de saint Antoine à saint Paul
Huile sur toile - 84,5 x 118,5 cm
Collection particulière, en dépôt au Musée de Flandres
Photo : Didier Rykner
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Faute de pouvoir présenter de grands chefs-d’œuvre ou même un parcours complet dans la peinture flamande, le choix a été fait de répartir les œuvres en plusieurs sections thématiques aux titres quelque peu ésotériques : « Soumission et colère », « Entre ciel et terre », « Mesure et démesure », « Ostentation et dérision ». Ce parti-pris fonctionne bien, beaucoup mieux qu’on aurait pu le craindre d’une division somme toute un peu artificielle. La décision de parsemer l’accrochage de quelques œuvres contemporaines particulièrement bien choisies ne nuit aucunement à l’ensemble. Il s’agit d’un musée d’art flamand, qui ne s’est donné a priori aucune limite chronologique, ce mélange des genres est donc ici parfaitement légitime, d’autant qu’il est fait avec goût.
Bien que les œuvres soient inégales (on compte beaucoup de « d’après », « atelier » ou « entourage…

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