Orsay lance une souscription pour restaurer L’Atelier de Courbet


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Gustave Courbet (1819-1877)
L’Atelier du peintre, 1854-1855
Huile sur toile - 361 x 598 cm
Paris, Musée d’Orsay
Photo : RMN-GP/H. Lewandowski

30/9/14 - Appel à souscription - Paris, Musée d’Orsay - À peine apprend-on qu’un musée lance un mécénat (voir la brève précédente), un autre suit. Pour la première fois donc, le Musée d’Orsay se lance à son tour dans la course au mécénat populaire en lançant une souscription pour la restauration de L’Atelier de Gustave Courbet, une restauration très coûteuse puisque d’un montant total de 600 000 €, soit près de huit fois celui du Couture de Beauvais (en meilleur état).
Il s’agit ici de stabiliser la couche picturale, fragile et qui, par endroits, connaît des soulèvements récurrents, de la nettoyer de la crasse et des repeints, tout en allégeant les vernis, et de consolider le support. La restauration aura lieu in situ et sous les yeux du public qui pourra en suivre toutes les étapes dans la salle des grands formats de Courbet où une enceinte vitrée spéciale a été aménagée par la société Saint-Gobain.
La récolte des fonds (le musée cherche à réunir 30 000 € avec cette souscription), aura lieu via la plate-forme de dons en ligne ulule entre le 1er octobre et le 19 décembre 2014.

Si l’on peut craindre qu’à terme la multiplication des souscriptions ne finisse par lasser le public, ce n’est, heureusement, pas encore le cas manifestement puisque celles actuellement en cours semblent rencontrer le succès : près de la moitié de l’objectif est déjà atteint par la Cité de l’Architecture pour la restauration de la maquette de la Merveille du Mont Saint-Michel, alors qu’il reste encore 55 jours (voir la brève du 16/9/14) et la Bibliothèque nationale de France a également réuni la moitié des 300 000 € qu’il lui reste à trouver jusque fin novembre pour l’acquisition du manuscrit enluminé Description des douze Césars avec leurs figures (voir la brève du 27/8/14). Notons aussi qu’en Angleterre, la souscription particulièrement importante lancée pour sauver le Wedgwood Museum (voir la brève du 1/9/14) se dirige vers un grand succès puisque plus de 2,3 millions de livres sur les 2,74 millions qui restaient à réunir pour sauver ces collections de la vente ont déjà été trouvés. La générosité des particuliers (et bien sûr dans ce cas aussi des entreprises et des fondations) semble décidément inépuisable lorsqu’il s’agit du patrimoine, ce qui est plutôt une bonne nouvelle si , pour enchérir sur la brève précédente, les politiques n’en prennent pas prétexte pour diminuer encore les subventions. Le mécénat ne doit pas remplacer l’argent public, il doit le compléter.


Didier Rykner, mardi 30 septembre 2014





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