Maurice Denis, l’Eternel Printemps Contenu abonnés


Giverny, Musée des impressionnismes, du 1er avril au 15 juillet 2012

Maurice Denis n’a rien d’un artiste maudit : non seulement il était chrétien, mais il est à la mode (ce qui ne va pas toujours de pair). Après la rétrospective proposée par Orsay en 2007, une succession d’expositions et de publications thématiques ont récemment montré les liens du peintre avec la Bretagne1, la Belgique2, la Savoie3 et bientôt la Suisse4.

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1. Maurice Denis (1870-1943)
Avril (Les Anémones), 1891
Huile sur toile - 65 x 78 cm
Collection particulière
Photo : Tous droits réservés / Paris, ADAGP, 2012
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C’est un regard moins géographique, plus métaphorique, que porte le Musée des Impressionnismes sur l’œuvre du peintre, en choisissant le printemps comme fil conducteur. Et malgré la multiplication des expositions ces dernières années, celle de Giverny arrive encore à offrir quelques surprises en présentant un certain nombre de peintures peu vues, car conservées dans des collections particulières, et en rappelant la diversité de sa création, de la lithographie au grand décor. Le catalogue, hélas, réunit des œuvres sans notice, et l’absence d’index ne facilite pas sa consultation. Les essais cependant montrent que le printemps n’est pas qu’un sujet de saison « pour faire joli », mais se trouve au cœur de la peinture nabie - Bonnard, Lacombe, Paul Ranson, Ker-Xavier Roussel ; ils abordent aussi les relations de Denis avec Monet et plus généralement avec l’impressionnisme.

L’art de Maurice Denis ne célèbre pas seulement le renouveau de la nature, il traduit également le printemps de la vie et le printemps de l’âme. Ces différentes formes de (re)naissance sont étroitement liées les unes aux autres et s’incarnent dans la femme, présente dans chaque toile, à la fois bien-aimée et madone. Deux mondes, profane et sacré, se répondent et se reflètent, selon une antiphonie mélodieuse et un jeu de miroir permanent, si bien qu’au fil des salles, le vocabulaire denisien devient évident et se fait familier.

L’exposition commence par…

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