Marjorie Bronfman donne 350 000 dollars au Musée des Beaux-Arts du Canada pour l’achat de dessins


11/6/04 – Acquisitions – Ottawa, National Gallery of Canada – Grâce à la générosité de Mme Marjorie Bronfman, quatre feuilles du XVIIIe siècle viennent enrichir le Musée des Beaux-Arts. Déjà mécène de plusieurs musées canadiens et, comme souvent en Amérique du Nord à la tête de fondations philanthropiques consacrées à la santé ou pour la paix, elle-même amateur avertie, elle avait offert en 2002 deux dessins de Giovanni Domenico Tiepolo de sa propre collection, un Ange tenant la palme du martyre et une Apothéose d’un saint (ill. 1 et 2) [1], vers 1783, deux études virtuoses, caractéristiques de l’artiste comme il en a produit en grand nombre, et sans être forcément en rapport avec une commande précise [2].


1. Giovanni Domenico Tiepolo
Un ange tenant la palme du martyre, vers 1783
Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada

2. Giovanni Domenico Tiepolo
Apothéose d’un saint, vers 1783
Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada


3. Giovanni Paolo Panini
Un caprice romain avec personnages
Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada

4. Gottfried Bernhardt Götz
Saint Ambroise triomphant de l’hérésie, vers 1750
Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada


Le mois dernier, Mme Bronfman a fait un don de 350.000 $ pour créer un fonds d’acquisition réservé à l’achat de dessins. Les deux premiers à être acquis sont Un caprice romain avec personnages [3] de Giovanni Paolo Panini (ill. 3) et Saint Ambroise triomphant de l’Hérésie [4] par Gottfried Bernhard Götz (ill. 4). S’il ne correspond exactement à aucune des peintures répertoriées [5] de Panini, le Caprice est typique des paysages animés de l’artiste romain.

Auteur de plusieurs plafonds d’églises et de fresques civiles dans le sud de l’Allemagne et en Bohème au milieu du XVIIIe siècle, Götz (1708-1774) est l’un des représentants les plus connus du rococo bavarois.

Lien vers le site du Musée des Beaux-Arts du Canada


Didier Rykner, vendredi 11 juin 2004


Notes

[1] Plume et encre brune avec lavis brun sur pierre noire sur papier vergé ; 28 x 20 cm pour le premier dessin. Plume et encre brune avec lavis gris sur papier vergé ; 27,6 x 19,2 cm pour le second.

[2] La veine satyrique de Giovanni-Domenico est représentée à Ottawa par les extraordinaires dessins de polichinelles devant les cages de fauves, vus récemment à Paris dans l’exposition La grande Parade au Grand Palais

[3] Plume et encre noire avec pinceau et lavis gris sur papier vergé ivoire. 20,7 x 28,4 cm

[4] Plume et encre brune, lavis gris et bleu avec rehauts en blanc, sur pierre noire sur papier vergé. 23,1 x 15,9 cm

[5] L’artiste était absent du cabinet graphique d’Ottawa.



Tip A Friend  Envoyer par email
imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Brèves : Agrandissement du Musée Thyssen et réouverture du Musée Lazaro Galdiano à Madrid

Article suivant dans Brèves : Deux acquisitions majeures réalisées par le département des Objets d’art du Musée du Louvre grâce à la Société des Amis du Louvre