Maîtres romantiques. Artistes néerlandais 1800-1850 Contenu abonnés


Meesters van de Romantiek. Nederlandse kunstenaars 1800-1850
Rotterdam, Kunshtal. Exposition terminée le 6 janvier 2006

Le Kunsthal est un édifice médiocre, récemment construit mais mal conçu (la circulation y est confuse) et bâti en matériaux qui souffrent déjà d’un vieillissement précoce. Les tableaux bénéficient cependant, il faut le reconnaître, d’un bon éclairage distribué par des « shets » s’inspirant de la couverture des ateliers et usines de l’architecture industrielle du XIXe siècle. Des murs de verre sablé laissent également entrer la lumière naturelle (celle qui manque tellement aux locaux qui abritent la rétrospective Girodet au Louvre !). En revanche, si un jeu de panneaux mobiles (mais pourquoi disposés de travers ?) crée un semblant de circulation et permet de reconstituer vaille que vaille des petites salles (honnies des muséographes d’aujourd’hui) où des œuvres peuvent être regroupées, ces panneaux ont reçu une coloration bariolée désagréable. La palette doit bien compter une douzaine de tons différents ! Par ailleurs, il a été fait appel à un autre créateur (?) pour garnir les lieux de branches mortes disposées en draperies ou en bouquets de bois sec à l’effet tout à fait ridicule.


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1. Abraham Teerlink (1776-1857)
Le jardin de la Villa Chigi à Ariccia, 1605-1607
Huile sur toile - 101 x 141 cm
Amsterdam, Rijksmuseum
© Rijksmuseum
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Après la Belgique (voir le compte-rendu), ce sont donc les Pays-Bas qui exposent leur Romantisme. L’exposition (dont l’intitulé ne précise pas qu’elle ne prend en considération que les peintres) approche cette question par une série de thèmes : « Temporaire et éternel ; Présent et passé ; Etranger et personnel, Pur et impur ; La main de Dieu ; Le romantisme et la littérature ; les esquisses »... Des tableaux d’un même artiste peuvent donc se retrouver à divers endroits. Difficile par conséquent pour qui n’est pas familiarisé avec eux de se faire une idée de leur style et de leur technique propres. Comme la part belle est faite aux nombreux paysagistes, à la production énorme et assez peu différenciée, on a du…

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