Maestà di Roma - Entretien avec Olivier Bonfait Contenu abonnés


Comment sont nées ces expositions ?

Tout est parti de la volonté de célébrer le bicentenaire de l’installation de l’Académie de France à la Villa Médicis. J’ai discuté de ce projet avec des collègues français, et plusieurs idées d’expositions ont été évoquées : D’Ingres à Balthus, D’Ingres pensionnaire à Ingres directeur... Le meilleur défi (car c’en est un, quand on célèbre une académie !) me semblait une exposition centrée sur l’Académie jusqu’au second directorat d’Hébert, car il y a une homogénéité stylistique certaine. D’Ingres à Balthus, qui se serait concentré sur les chefs-d’œuvre du classicisme, aurait été cohérent visuellement mais pas forcément très novateur. Bruno Racine, alors directeur de l’Académie de France, a accepté ce choix, et c’était courageux.
Dès lors il était important, pour mieux comprendre le rôle de Rome pour les artistes français, d’enquêter sur l’importance artistique de Rome comme foyer international par une autre exposition en parallèle. Nos collègues italiens ont été tout de suite séduits, en particulier Stefano Susinno à qui j’en ai parlé dès juillet 2001 et qui s’est beaucoup impliqué dans ce projet.
Stefano Susinno, qui avait été conservateur de la Galleria Nazionale d’Arte Moderna, puis professeur à l’Université de Roma Tre est malheureusement décédé début 2002. Sandra Pinto, qui lui avait succédé à la Galleria Nazionale d’Arte Moderna où elle a poursuivi la mise en valeur des collections du XIXe siècle, et moi-même, avons continué le projet, chacun entouré d’une solide équipe. C’était une forme d’hommage à Stefano qui tenait beaucoup à ces expositions. Il y voyait une suite logique de celles sur la Rome du XVIIe (Bellori, Rome, Palais des expositions) et du XVIIIe (Art in Rome, eighteenth century) qui avait eu lieu en 2000 à Philadelphie et Houston. Malgré sa maladie, il s’était investi énormément. Il voulait montrer qu’il n’y avait pas de rupture, en réalité, entre le XVIIe, le XVIIIe et le XIXe siècle et que Rome était…

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