Lyonel Feininger, l’arpenteur du monde Contenu abonnés


Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux, du 18 avril au 31 août 2015

JPEG - 205.7 ko
1. Lyonel Feininger (1871-1956),
Le Pont vert, 1909
Plume, encre de Chine,
aquarelle sur papier - 25 × 20 cm.
Collection particulière.
Photo : Maurice Aeschimann
© ADAGP, Paris, 2015

Le parti-pris est périlleux mais il se justifie : le Musée Malraux consacre une exposition à Lyonel Feininger, peintre méconnu en France, en ne présentant que des œuvres issues d’une seule collection particulière, riche tout de même de quelque 200 numéros, mais dans laquelle la production graphique occupe la plus grande place. Ce florilège illustre donc le goût personnel d’un amateur, tout en retraçant malgré tout la carrière de l’artiste : ses débuts de caricaturiste en Allemagne sont malheureusement exclus, mais le parcours évolue de ses premiers séjours parisiens à ses dernières années américaines, le cœur de l’exposition étant son rôle au sein du Bauhaus et ses bois gravés.
Annette Haudiquet justifie ce choix en rappelant que le Musée Malraux est un musée de collectionneurs, son fonds ayant été largement complété par le legs de Charles-Augustes Marande en 1936 et la donation de la petite-fille d’Olivier Senn en 2004 (voir l’article du 8/12/04). Plus généralement, le Havre fut une ville de négociants et amateurs d’art éclairés qui encouragèrent l’avant-garde au XXe siècle et qu’une exposition a mis à l’honneur en 2013 (voir l’article).
Le Musée des Beaux-Arts de Montréal a consacré en 2012 une rétrospective à Lyonel Feininger, qui détaillait la diversité de son œuvre : ses peintures (il s’y mit tardivement, à l’âge de 35 ans), ses jouets de bois, sa musique, ses photos également (voir l’article). Le Musée du Havre, en concentrant son propos sur les arts graphiques - dessins, aquarelles, eaux-fortes, bois gravés-, met en exergue la manière de travailler de l’artiste qui reprend inlassablement les mêmes thèmes et les mêmes motifs à plusieurs années d’intervalle, et les travaille avec des techniques différentes. Ses peintures sont d’ailleurs souvent des variations…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Expositions : Mannequin d’artiste, mannequin fétiche

Article suivant dans Expositions : Poussin et Dieu