Les Rothschild. Une dynastie de mécènes en France Contenu abonnés


Sous la direction de Pauline Prevost-Marcilhacy.

Ce triple livre est celui de tous les étonnements, admiratifs bien sûr ! Quelle surprenante politique de dons aux musées de notre pays, poursuivie depuis plus d’un siècle par l’immense et proprement légendaire famille Rothschild ! Quelle incroyable attention à la chose publique ! Quelle exceptionnelle et vigilante bienveillance à l’égard du Louvre, de la Bibliothèque nationale et de dizaines d’autres établissements, près de deux cents ! – Un bilan qu’on peut qualifier de stupéfiant : au moins 120 000 œuvres, selon Pauline Prevost-Marcilhacy (vol. I, p. 24), au sein desquelles le fonds d’estampes, de dessins et de livres illustrés légué par Edmond de Rothschild et remis au Louvre en 1935 tient une place déterminante (90 000 pièces environ1), – un bilan global qu’ont voulu bien légitimement dresser le Louvre et la Bibliothèque nationale, associés comme il se doit dans une spectaculaire publication en 3 volumes (Vol. I 1873-1922, Vol. II 1922-1935, Vol. III 1935-2016), ce qui, chose curieuse mais presque compréhensible vu la difficulté de l’entreprise, n’avait encore jamais été tenté dans une perspective d’ensemble, hormis le seul Louvre qui avait tout de même su déjà célébrer à part ses donateurs.

La performance éditoriale n’est pas moins édifiante. Il faut saluer à cet égard le travail inouï de la spécialiste en pedigrees rothschildiens, Pauline Prevost-Marcilhacy qui depuis des années scrute les collections des membres de la dynastie, reconstitue leurs avoirs hors musées ou non (ce sera l’objectif d’une progressive mise en ligne sur le site de l’INHA : collections.rothschild.inha.fr), étudie également leurs constructions et hôtels si remarquables d’architecture (voir à ce sujet l’ouvrage publié en 1995 par cet auteur2). Elle a su aussi rassembler pour la présente publication les contributions de plusieurs dizaines d’historiens d’art, de spécialistes et de conservateurs des musées concernés (qui dira encore que les fonctionnaires, les spécialistes, les chercheurs, c’est inutile, et qu’il faut à toute force les restreindre en nombre !), non sans relier entre eux tous ces savants exposés souvent très inédits par une présentation concrète de chaque mécène. De fait, une telle suite de biographies (toujours très alertes) constitue l’un des plus heureux aspects de cette publication, qu’innerve un index des noms de lieux et de personnes de la plus significative richesse3. La fructifiante nouveauté a été de pouvoir faire appel aux Archives Rothschild conservées à Londres (à côté de la branche française, principal sujet de la présente étude, il y a la branche anglaise non moins agissante sur le plan des arts, que l’on songe à ce que représente Waddesdon Manor !4), archives qui livrent quantité d’éclairages instructifs sur cette véritable geste en mécénat artistique5, et la vérité et la justice, quand bien même l’on se placerait hors du champ d’étude envisagé, imposent de rappeler que les Rothschild furent tout aussi actifs en matière de dévouement…

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