
1. Martin-Guillaume Biennais
Glaive royal de Westphalie au chiffre du roi Jérôme (en haut)
Glaive royal de cérémonie au chiffre du roi Jérôme (en bas)
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Photo : RMN
20/1/10 – Œuvres volées et retrouvées – Fontainebleau, château - Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1995, le château de Fontainebleau fut victime d’un vol important, dans lequel pas moins de treize objets d’art disparurent. Six ont néanmoins été retrouvés par l’OCBC entre 1996 et 20001
Parmi les sept œuvres encore manquantes se trouvaient deux glaives (ill. 1) commandés en 1807 par Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon et roi de Westphalie, à l’orfèvre Martin-Guillaume Biennais. Ces armes d’apparat, sans aucun doute les objets les plus importants du vol, ont été récupérées chez un receleur néerlandais arrêté au Pays-Bas et ont été rendues à la France le 23 octobre 2009. Elles ont été restituées officiellement aujourd’hui au château de Fontainebleau, dans une cérémonie organisée par le ministère de la Culture (ill. 2).

2. Restitution des glaives de Jérôme Bonaparte
Ministère de la Culture, 20 janvier 2010
Photo : Didier Rykner
Le premier glaive, en or et acier, orné de chrysoprases, est connu sous le nom de glaive royal de Westphalie. Il aurait dû être porté par Jérôme pour son couronnement (qui n’eut jamais lieu) et on peut le voir dans son Portrait équestre peint par Gros et conservé à Versailles. Le second glaive, dont le fourreau et la poignée sont en écaille de tortue, était porté lors de certaines cérémonies officielles. Ils avaient tous deux été offerts à Fontainebleau pour le Musée Napoléon Ier en 1979 par Louis-Napléon Bonaparte, arrière petit-fils du roi Jérôme.
On s’interroge toujours sur l’intérêt, pour des cambrioleurs, de dérober des œuvres aussi connues et presque impossibles à négocier. Il faut espérer que les cinq objets toujours recherchés connaîtront finalement le même sort heureux que ces deux glaives. Nous en donnons ci-dessous la description et les photographies :
Pendule à quatre colonnes et draperie en bronze doré, mouvement de Lepaute à Paris 1806 (ill. 3),

3. Pendule à quatre colonnes et draperie, 1806
Bronze doré, mouvement de Lepaute à Paris
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Œuvre volée en 1995
Photo : D.R.
Pendule à figure de nymphe sur un rocher en bronze doré et marbre blanc, sur un socle en marbre rouge, mouvement de Lepaute à Paris, début XIXe siècle (ill. 4),

Paris, début du XIXe siècle
Pendule à figure de nymphe
sur un rocher en bronze doré et marbre blanc,
sur un socle en marbre rouge, mouvement de Lepaute
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Œuvre volée en 1995
Photo : D.R.
Pendule en forme de borne ornée d’un bas-relief représentant Anacréon tenant une lyre en bronze doré et patiné, marbre griotte d’Italie, mouvement de Lepaute, Paris 1806 (ill. 5),

5. Paris, 1806
Pendule en forme de borne ornée d’un bas-relief
représentant Anacréon tenant une lyre
Bronze doré et patiné, marbre griotte d’Italie,
mouvement de Lepaute
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Œuvre volée en 1995
Photo : D.R.
Pendule en forme de vase surmonté d’un couvercle, anses avec figures de femmes, bronze doré, marbre griotte d’Italie, mouvement non signé, Paris début XIXe, (ill. 6).

6. Paris, début XIXe
Pendule en forme de vase surmonté
d’un couvercle, anses avec figures de femmes
Bronze doré, marbre griotte d’Italie,
mouvement non signé
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Œuvre volée en 1995
Photo : D.R.
Char de triomphe de Caroline Murat, reine de Naples, bronze doré et patiné, marbre vert de mer, Naples, début XIXe (ill. 7). Il s’agit du pendant du char de Joachim Murat retrouvé en 2000.

7. Naples, début XIXe
Caroline Murat, reine de Naples
Bronze doré et patiné, marbre vert de mer
Fontainebleau, château (Musée Napoléon Ier)
Œuvre volée en 1995
Photo : D.R.
