Les Estherázy et les Romanov à la Pinacothèque de Paris Contenu abonnés


Paris, Pinacothèque, du 26 janvier au 15 septembre 2011

Nous n’avons encore rien écrit sur la Pinacothèque de Paris depuis son ouverture place de la Madeleine. Sa conception des expositions nous semble assez éloignée de la nôtre, puisqu’il s’agit en général de locations et, surtout, parce que celles que nous avions vues ne nous avaient pas réellement satisfait. Munch, en particulier, était particulièrement médiocre.
Marc Restellini, son directeur, vient d’ouvrir, dans un nouvel espace qui s’ajoute à celui qui existait déjà, deux expositions consacrées l’une aux collections des Romanov – c’est à dire à celles de l’Ermitage, l’autre aux Estherázy, soit celles du musée des Beaux-Arts de Budapest. Il inaugurait aussi dans ces salles ce qu’il appelle ses « collections permanentes » constituées de dépôts de collections privées.

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1. Raphaël (1483-1520)
La Madone Estherázy, vers 1508
Huile sur panneau - 28,5 x 21,5 cm
Budapest, Szépmûvészeti Múzeum
(Musée des Beaux-Arts)
Photo : Szépmûvészeti Múzeum
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Disons d’abord un mot du lieu nouvellement investi qui se situe à quelques mètres des locaux d’origine (ceux-ci restant affectés aux expositions). Si ces derniers sont étriqués, trop petits, absolument pas adaptés à la présentation d’œuvres d’art, les salles récemment ouvertes sont beaucoup mieux conçues. Les cimaises sont plus hautes, le recul plus important, ce qui permet de voir les tableaux dans de bien meilleures conditions. L’absence de lumière naturelle est certes dommageable, mais on trouve le même défaut dans bien des musées.
Pour cette même raison, il est difficile de critiquer trop fortement les deux expositions temporaires. De nombreux musées publics présentent ainsi, parfois, des florilèges d’œuvres appartenant à de grands établissements européens ou américains. La collection Estherázy a fait l’objet récemment d’une présentation assez réussie au château de Compiègne (voir l’article) et à la Royal Academy de Londres (nous n’avons pas vu cette dernière exposition). On peut critiquer le principe…

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