Les écrits de Jacques Thuillier, tomes 1 et 2 Contenu abonnés


Auteur : Jacques Thuillier.

Sous la direction éditoriale de Serge Lemoine, les éditions Faton se sont lancé dans une entreprise éditoriale majeure : la parution en dix tomes des écrits de Jacques Thuillier, disparu en octobre 2011.

Beaucoup de textes sont aujourd’hui soit épuisés, soit parus dans des revues confidentielles et peu connues. Or, l’importance de Jacques Thuillier pour l’histoire de l’art français ne doit pas être sous-estimée. Si son principal titre de gloire restera d’avoir largement contribué à la redécouverte de la peinture française du XVIIe siècle, son action est allée bien au delà comme le démontre amplement le premier volume paru. Celui-ci est consacré aux textes généraux sur l’histoire de l’art et l’idée qu’il se faisait de cette discipline.
Nous y sommes forcément très sensibles pour plusieurs raisons. D’abord, Jacques Thuillier faisait sienne cette maxime d’André Chastel (qui fut son maître) : « L’Histoire de l’art est placée (aujourd’hui) devant le fait gênant mais irrécusable qu’elle est largement responsable de son objet ». Cette obligation que devraient avoir les historiens de l’art de se préoccuper de la conservation de l’objet de leur étude, et donc d’agir activement pour la protection du patrimoine, est l’une des raisons qui nous a fait créer La Tribune de l’Art. Nous ne connaissions d’ailleurs pas cette phrase d’André Chastel, et nous ignorions tout autant celle-ci, de Jacques Thuillier : « L’Histoire de l’art ne peut être regardée comme une spéculation gratuite, mais elle détient au contraire un pouvoir déterminant pour la survie de l’œuvre. » Le relire rappellera à ceux qui l’ont oublié à quel point Jacques Thuillier s’est également battu pour le patrimoine, même en dehors de sa spécialisation.

L’ouvrage rappelle ainsi certains combats qui auraient été les nôtres si nous avions été en âge ou en position de les mener, comme la destruction du marché Saint-Germain construit par Jean Blondel sous l’Empire. Si nous avons échappé au projet d’origine (un ignoble…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Publications : La Peinture d’histoire en France 1860-1900. La lyre ou le poignard

Article suivant dans Publications : Dessiner pour créer. Feuilles françaises des XVIe et XVIIe siècles du musée des Beaux-Arts de Rennes