Le tapis de chœur de Notre Dame de Paris exceptionnellement visible Contenu abonnés


6/1/14 - Exposition - Paris, Notre-Dame - Foulé par le dernier roi de France comme par le premier président de la République, il le fut aussi - plus récemment - par le pape Jean-Paul II en 1980, et puis il retourna dans les réserves et resta invisible du public pendant trente ans, jusqu’à ce jour. Le tapis du chœur de Notre-Dame est exceptionnellement présenté dans la nef de la cathédrale pour une courte durée, du 6 au 10 janvier et du 13 au 17 janvier. En bon état de conservation, il n’a fait l’objet que d’un dépoussiérage, entrepris par Chevalier Conservation.


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1. D’après Saint-Ange (1780-1860)
Tapis du chœur de Notre-Dame de Paris
Laine et fil de lin - 2500 x 735 cm
Paris, Notre-Dame de Paris
Photo : D. Bordes
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2. Jacques-Louis de La Hamayde de Saint-Ange (1780-1860)
Étude pour le tapis de chœur de Notre-Dame de Paris, 1825
Plume, aquarelle, gouache sur esquisse au crayon graphite
Paris, Mobilier National
Photo : Mobilier national
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Ce tapis monumental – près de 200 m2 – fut commandé par Charles X et finalement livré sous Louis-Philippe, à l’occasion du baptême de son petit-fils le Comte de Paris (ill. 1). Tissé entre 1825 et 1833, il fut commencé lorsque la Savonnerie se trouvait encore à Chaillot et achevé après le rattachement de la manufacture aux Gobelins en 1826, transfert qui retarda le tissage. C’est Saint-Ange qui fournit le modèle (ill. 2) ; celui-ci traversa les décennies et les régimes sans heurts, travaillant pour le Garde-Meuble du premier Empire au règne de Louis-Philippe, devenant dessinateur officiel à partir de 1816.
Si Jacques-Louis de La Hamayde de Saint-Ange (1780-1860) fournit un certain nombre de modèles pour le palais des Tuileries, sa production religieuse est beaucoup plus rare. Son style marqué par sa formation d’architecte (il travailla pour Vaudoyer ou encore Percier et Fontaine) s’adapta au goût de la Restauration pour le passé médiéval de la France. Une grande croix…

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