Le ratage du nouveau Musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan Contenu abonnés


Deux hôtels particuliers largement dénaturés, des collections qui restent en réserves au profit de dépôts d’institutions extérieures, un accrochage raté, des encadrements pitoyables... L’échec du nouveau « Musée d’Art Hyacinthe Rigaud »1 est triste, et coûteux. Près de 9 millions d’euros pour en arriver à un tel résultat, c’est vraiment désolant.


JPEG - 281.9 ko
1. Une salle du Musée Rigaud (hôtel de Lazerme)
avant les travaux
Photo : D. R.
Voir l'image dans sa page
JPEG - 298.5 ko
2. La même salle du Musée Rigaud que l’ill. 1
après les travaux
Photo : Didier Rykner
Voir l'image dans sa page

JPEG - 319.2 ko
3. Escalier de l’hôtel de Lazerme
Musée Hyacinthe Rigaud
Photo : Didier Rykner
Voir l'image dans sa page

L’architecture d’abord, due à l’atelier Barbotin-Larrieu. L’hôtel de Mailly, ancien conservatoire, avait déjà été largement massacré au cours du temps. Le travail à été achevé avec la destruction d’un escalier du début du XIXe siècle, dû à l’architecte du département, Prosper de la Barrière, chevalier de Basterot.
Pour l’hôtel de Lazerme, qui abritait le musée depuis les années 1970, c’est encore pire. Les promoteurs du projet ont beau prétendre dans le dossier de presse que l’architecture «  valorise le patrimoine », c’est exactement l’inverse qui est vrai et la comparaison de deux photos suffira à le démontrer. À gauche (ill. 1), une des pièces de l’hôtel de Lazerme avant les travaux. À droite, la même, après (ill. 2). Le beau plafond avec ses stucs n’existe plus, remplacé par un faux plafond. Tout a été repeint en blanc, dans un traitement d’une froideur digne d’une clinique. On peut dire ce que l’on veut, mais c’est propre, c’est net, rien ne dépasse. Tout l’hôtel de Lazerme a été traité ainsi, tous les plafonds ont disparu, y compris celui du bel escalier d’honneur (ill. 3) dont il reste, heureusement, la rampe en fer forgé. On se demande ce que faisait l’ABF pendant les travaux, car on est en plein secteur sauvegardé.


JPEG - 340.6 ko
4. Maître de la Loge de Mer
Retable de la Trinité
Technique mixte sur…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire :





imprimer Imprimer cet article

Article précédent dans Musées : Réouverture, après agrandissement, du Musée des Beaux-Arts de Nantes