Le musée de Stockholm s’enrichit d’une toile de Weenix


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Jan Weenix (1640-1719)
Nature morte avec cygne, un paon, un lièvre
devant une fontaine
, 1684
Huile - 178,4 x 138,7 cm
Stockholm, Nationalmuseum
Photo : Nationalmuseum

16/9/16 - Acquisition - Stockholm, Nationalmuseum - « La beauté et la mort », c’était le sujet d’une magnifique exposition du musée de Karlsruhe (voir l’article) dans laquelle Jan Weenix (le fils) avait une place de choix.
Ce peintre fit sa renommée dans le genre de la nature morte, avec une préférence pour le gibier qu’il met en scène dans des parcs. On l’admire encore aujourd’hui pour la virtuosité avec laquelle il traduit les textures, et surtout le pelage et les plumes des animaux.

Un savoir-faire que l’on retrouve dans une peinture qui vient d’entrer au Musée de Stockholm : réalisée en 1684, elle représente un lièvre et plusieurs oiseaux morts, notamment un cygne et un paon, qui gisent à terre auprès d’une fusil, d’un cor et d’une gibecière, tels des trophées de chasse, bien que deux d’entre eux soient des animaux d’agrément. On retrouve ces deux splendides volatils dans plusieurs tableaux de l’artiste, celui de Belton House par exemple. La douceur onctueuse et les couleurs nuancées de leurs plumes sont admirables, l’aile immaculée du cygne encore levée lui donne un air de victime sacrificielle, comme dans une autre nature morte acquise il y a quelques années par la National Gallery de Washington. Ils sont étendus près d’une fontaine en forme de putto portant un coquillage. Le cadre, comme souvent chez Weenix, est fastueux et la composition s’ouvre à gauche sur un élégant jardin. Si la plupart du temps la présence humaine est seulement suggérée, elle est ici bien visible, avec un couple qui se promène entre les arbres à l’arrière-plan. La mort n’est pas le seul sujet du tableau et auprès du gibier se tient un chien distrait par un oiseau perché sur un muret tandis que deux autres s’envolent dans la lumière dorée du crépuscule.

L’œuvre qui était proposée à la vente de Christie’s le 2 décembre 2013, avait été exposée par la galerie suédoise Amelles à la TEFAF de 2015. Elle a finalement été acquise auprès de collectionneurs privés. Elle appartenait autrefois à Karl Bergsten (1869-1953), diplomate suédois, homme d’affaires et amateur d’art, et rejoint au musée d’autres éléments de sa collection.


Bénédicte Bonnet Saint-Georges, samedi 17 septembre 2016





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