Le mobilier du duc de Gaëte déposé au château de Rambouillet


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Le mobilier de la chambre du duc de Gaëte
Photo : Centre des monuments nationaux
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30/1/18 - Patrimoine - Rambouillet, château - C’est une excellente nouvelle, et nous sommes heureux d’avoir pu modestement y participer. Lors de notre enquête sur les travaux au musée Carnavalet (voir l’article), nous avions en effet pu rencontrer la Banque de France à propos du devenir du mobilier du duc de Gaëte, et celle-ci nous avait alors confirmé chercher un lieu où celui-ci pourrait être présenté. Reprenant une idée que nous avait soufflée Alexandre Gady, nous avions alors suggéré de contacter le Centre des Monuments Nationaux. Cet établissement public gère en effet de nombreux châteaux et monuments historiques qu’il cherche à remeubler. Grâce à Philippe Bélaval, son président, à François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la banque de France et à François de Coustin, Conseiller Patrimoine, Histoire et Mécénat auprès du gouverneur, ce mobilier qui n’intéresse plus le Musée Carnavalet pourra néanmoins être exposé au public désormais au château de Rambouillet.

Celui-ci était apprécié par l’Empereur qui y ordonna des travaux importants et y fit aménager des appartements pour lui même et pour l’Impératrice. Le mobilier sera installé dans la chambre des appartements de Napoléon Ier. Il comprend un lit, deux tables de chevet, une table de toilette pour femme, une toilette portative pour homme, une psyché, deux fauteuils gondole, deux chaises gondoles et deux flambeaux en bronze doré, de style Empire, qui furent commandés vers 1810—1820 par Anna Sommaripa. Elle épousa le duc de Gaëte en 1822 et ce mobilier fut déménagé dans leur hôtel particulier de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Ils commandèrent ensuite la commode et le secrétaire à abattant, qui sont donc d’époque Restauration mais dans un style encore Empire. Un portrait au pastel de la Duchess de Gaëte par Eugénie Goujon fait également partie de l’ensemble.
L’appartement de l’Empereur était actuellement fermé au public. L’installation de ce mobilier justifie sa réouverture prochaine (la date n’est pas encore arrêtée), sachant que des travaux de restauration devront y être prévus dans les prochaines années.

Tout est bien qui finit bien donc pour cet ensemble important, d’une part grâce à la Banque de France qui reste attentive à son patrimoine, et au Centre des Monuments Nationaux qui a su profiter de cette occasion rare de pouvoir bénéficier d’un mobilier entier de grande qualité, et qui sera installé dans un cadre conforme à son époque. Il reste qu’on ne peut que déplorer, une fois de plus, le projet du musée Carnavalet qui prive ainsi Paris d’une partie de son patrimoine qui y avait toute sa place.


Didier Rykner, mardi 30 janvier 2018





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