Le mobilier de Saint-Ouen retiré de la vente d’Haroué


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François Gérard
Portrait de la comtesse du Cayla et de ses enfants
Huile sur toile
Haroué, château
Retiré de la vente
Photo : SVV Rémy Le Fur

15/6/15 - Vente - Château d’Haroué - S’estimant victime d’un « grave préjudice » de la part de l’État, la princesse de Beauvau-Craon a fait lire par Rémy Le Fur un communiqué indiquant qu’elle a décidé de retirer de la vente le mobilier commandé pour le château de Saint-Ouen et qui fait l’objet d’une instance de classement monument historique. C’est une bonne nouvelle même si, malheureusement, le mobilier spécifiquement attaché à Haroué va être vendu.

Signalons cependant deux points qui complètent les informations données dans notre précédent article :

- Minnie de Beauvau-Craon oublie de préciser, dans son communiqué, et dans son ire, un point fondamental : le code du patrimoine prévoit une indemnisation de l’État pour tout classement d’office effectué donc contre l’avis de son propriétaire. Elle ne sera donc pas flouée par l’État comme elle le prétend, d’autant qu’en cas de désaccord sur le montant, c’est un tribunal qui jugera le montant de cette indemnité ;

- elle parle d’un « procédé sans précédent », faisant allusion aux certificats de libre circulation accordés à ces œuvres. Or, comme nous l’avons déjà indiqué, ces objets avaient bien été reconnus « trésors nationaux ». Si leur libre circulation a été accordée, c’est simplement parce qu’à l’époque, l’État n’avait pu acquérir ces œuvres. Il est donc extraordinaire de laisser entendre qu’il y aurait une contradiction entre les certificats de libre circulation et le classement monument historique.


Didier Rykner, lundi 15 juin 2015





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